En quelques jours, les alliances et les équilibres géopolitiques ont volé en éclats. Pour éviter des ruptures définitives, Londres joue les intermédiaires entre le Vieux continent et le Nouveau monde.
C’est un équilibre précaire. Peut-être même impossible, l‘avenir nous le dira. Pourtant, face à la situation internationale extrêmement tendue, Londres tente de jouer les intermédiaires entre Bruxelles et Washington, entre Zelensky et Trump.
Le samedi 1er mars au matin, le leader ukrainien arrive dans la capitale de la Grande-Bretagne. Il sort d’une vive altercation avec Donald Trump et son vice-président J.D. Vance. Une dispute brutale et en direct mondialement. La situation est grave. L’Amérique pourrait ne plus soutenir l’effort de guerre en Ukraine - ce que le président américain a confirmé le 3 mars - et se rapprocher de Poutine. Une catastrophe pour Kiev, et peut-être pour l’Europe, que le premier ministre britannique tente d’éviter.
Après avoir convié les médias, en fin d’après-midi, Keir Starmer accueille donc chaleureusement Zelensky à Downing Street. Il veut envoyer un signal f
Une fois n’est pas coutume, les Allemands poussent à la dépense. Ils envisagent de contourner leurs règles budgétaires très strictes en matière de déficit pour muscler leur programme de défense. Il y a urgence, disent-ils. Ils ont raison. Les États-Unis de Trump sont en train de lâcher ceux qui sont leurs alliés depuis quatre-vingts ans. Ils ne vont plus protéger l'Europe au sein de l'OTAN. Cette politique d’armement est tout simplement une petite révolution pour Berlin qui avait toujours compté sur le soutien américain pour défendre ses frontières comme celles du Vieux continent.
L’annonce de cette réorientation a été faite dimanche 23 février, au soir. Friedrich Merz, chef de file de l'alliance entre l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et l'Union chrétienne-sociale (CSU), vient de remporter les élections législatives. Il sera le nouveau chancelier de l’Allemagne, dès qu’il aura formé un
Ça ressemble à un dialogue de sourds. Avec les formes. Le 24 février, le président français a effectué une visite éclair à la Maison Blanche. Son espoir ? Faire entendre la voix de l’Union européenne dans les négociations de paix sur l’Ukraine. Permettre à Bruxelles d’exister entre Washington et Moscou. Une gageure en ces temps où la puissance compte plus que le droit.
Autant que l’on puisse en juger, les rapports entre Macron et Trump sont au beau fixe. Les deux dirigeants ont affiché une certaine complicité, multipliant les gestes de sympathie. Trump saluant les efforts français pour la reconstruction de Notre-Dame, tandis que Macron a usé du « cher Donald » pour s'adresser à son homologue. Mais cette mise en scène ne doit tromper personne : les divergences entre les États-Unis et la France, représentante de l’Europe au sujet de la résolution du conflit ukrainien, sont profondes et, sa
Il ne faut pas en attendre des miracles. Le processus sera long, le résultat incertain, tant les positions sont éloignées et les colères encore vives. Et pourtant, plus personne n’a le choix. Il faut essayer de raccommoder les relations entre Nouméa et Paris, la Nouvelle-Calédonie, collectivité d'outre-mer à statut particulier, et la France métropole. Un homme a été désigné pour trouver une unité entre ces voix discordantes. Cet homme s’appelle Manuel Valls, actuel ministre des Outre-mer et ancien premier ministre de l’ex-président socialiste, François Hollande.
Arrivé en Nouvelle-Calédonie le 22 février, le ministre des Outre-mer a démarré, le 26 février, une nouvelle phase de concertation avec les autorités locales. Pour la première fois depuis plusieurs années, toutes les forces politiques, y compris les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), se
La 50ème cérémonie des Césars, qui s'est tenue le 28 février dernier dans la mythique salle de l'Olympia à Paris, a annoncé la couleur. Politique avant tout. Ce qui est presque étonnant tant la présidente de cet événement ne nous a pas habitués aux prises de paroles sur des sujets de société. Il faut croire que les temps ont changé… Catherine Deneuve, vêtue d'un élégant tailleur noir, arborait en effet un pin's aux couleurs du drapeau ukrainien, un symbole fort rappelant l'importance de la solidarité internationale quelques heures après l’innommable altercation entre Zelensky et Trump à la Maison blanche. Ce soutien de celle qui tenait déjà le premier rôle lors de la 8ème cérémonie des Césars, en 1983, a été salué par beaucoup.
Il faut dire qu’en France, les Césars comptent. Depuis 1976, ils récompensent l’excellence du cinéma français. Inspirée des Oscars, cette cérémonie doit son nom a