En France, Emmanuel Macron veut montrer l’exemple. Il a tenu à participer aux commémorations des 80 ans de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau qui se sont tenues à Paris et en Pologne. Une façon de rappeler que le devoir de mémoire est essentiel dans un monde où la loi devient celle du plus fort. David Lisnard, actuel maire de la ville de Cannes, fait parler de lui. Il se verrait bien devenir président de la République en 2027 et vient d’annoncer sa candidature à la course à l'Élysée. Enfin, on le sait depuis Malraux, la culture est aussi – d’abord – une affaire d’État. C’est la démonstration à laquelle le président Emmanuel Macron vient de se livrer en annonçant une séquence de grands travaux pour le musée du Louvre.
Mais avant d’aborder la politique culturelle, parlons de la politique économique agressive mise en place par Donald Trump.
Il y a eu des arrangements de dernière minute. Contrairement à ce qu'il avait annoncé à grand renfort de publicité, la série de décrets instaurant des droits de douane sur les importations en provenance du Canada et du Mexique n'a finalement pas été appliquée. La Chine, en revanche, ne peut pas en dire autant.
En principe, ces nouvelles taxes auraient dû s'appliquer à partir du mardi 4 février. Elles s'élevaient à 25 % pour les deux voisins nord-américains et à 10 % pour la Chine, avec une exception pour les produits énergétiques canadiens, imposés à hauteur de 10 % seulement.
L'administration Trump justifiait de trois façons ces mesures : l'immigration incontrôlée, le trafic de fentanyl et le déficit commercial abyssal des États-Unis. Selon le président, ces pays faciliteraient le passage de substances illicites vers le territoire américain et ils déséquilibreraient la balance commerciale américaine. En réalité, par ces mesures, Trump entendait surtout pousser la production locale et réduire la dépendance économique des États-Unis vis-à-vis de l’étranger, notamment pour des produits comme les microprocesseurs, l'acier, l'aluminium, ainsi que le cuivre. Mais rien n'est aussi simple.
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Au moins maintenant, c’est clair. Le chef de la droite allemande, Friedrich Merz, l’a solennellement déclaré lors d’un meeting à Flensburg, le 21 janvier dernier : « Wir schaffen das nicht ! ». Comprendre : « Nous n’y arriverons pas ». Selon lui, l’Allemagne ne parviendra pas à intégrer les deux ou trois millions de migrants qu’elle a accueillis depuis 2015. Et donc Berlin doit revoir sa politique migratoire de toute urgence. C’est du moins la nouvelle doctrine du leader de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le grand favori des élections législatives du 23 février, explique un article d’analyse du Monde du 27 janvier. Et tant pis pour Angela Merkel, ex-cheffe de la CDU, qui avait promis, dix ans plus tôt, l’exact contraire, avec son célébrissime : « Wir schaffen das ! » (« Nous y arriverons ! »)
L’Allemagne, qui a ouvert ses portes à des millions de migrants depuis 2015, vit dans un climat politique tendu. Après une attaque meurtrière à Magdebourg en décembre 2024, un nouvel incident, impliquant un Afghan en situation irrégulière, a frappé la ville d’Aschaffenburg, en Bavière, le 22 janvier. Cet événement a renforcé l’urgence du débat sur l’immigration et a poussé Friedrich Merz
Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques se rapprochent du camp d'Auschwitz-Birkenau. Face à cette avancée, les SS forcent 60.000 prisonniers à marcher vers l'ouest - les fameuses marches de la mort -, tandis que les quelques soldats restés sur place tentent d’effacer les traces du crime : ils font sauter les chambres à gaz et les fours crématoires avant de détaler. À leur arrivée, les Soviétiques découvriront, ahuris, 7.000 survivants laissés seuls dans ce camp de la mort où, depuis 1940, un million de Juifs et plus de 100.000 non-Juifs ont été exterminés. L’horreur de la Shoah est, enfin, révélée au monde.
Quatre-vingts ans plus tard, le 27 janvier 2025, la France a organisé, partout dans le pays, des hommages pour rappeler le crime et transmettre sa mémoire aux générations futures. Ainsi, à Paris, Emmanuel Macron s’est rendu à la Maison de la Shoah, dans la matinée. Après s’être recueilli dans la crypte du Mémorial, il a échangé avec Esther Senot, 97 ans, une des dernièresrescapées de ce camp encore en vie. Puis, le président de la République a prononcé un discours solennel devant d’anciens déportés, des responsables religieux et des membres de la société civile. Un discours
Mardi 28 janvier, sous le chapiteau du Cirque Bormann, niché au cœur du XVème arrondissement de Paris, une atmosphère festive enveloppait progressivement les quelque 900 participants venus assister aux vœux annuels de David Lisnard, membre du parti de droite Les Républicains. De larges néons aux couleurs de « Nouvelle Énergie » - la micro-organisation que le maire de Cannes a fondée et qui revendique 11 000 adhérents - scintillaient au-dessus d’une végétation artificielle, tandis qu’un grand écran bleu diffusait l’inscription : « Rejoignez le mouvement de ceux qui veulent s’en sortir ». En contrebas, des jeunes distribuant des programmes portaient fièrement des t-shirts barrés de la devise « Liberté, ordre, dignité ». Une mise en scène aux accents de véritable meeting politique pour un homme à la tête d’une ville moyenne depuis 2014. Il faut dire que David Lisnard rêve d’un destin national. Il veut prendre part à la compétition pour la présidentielle qui aura lieu en 2027.
Devant un parterre où figuraient notamment la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, le président centriste de la région Normandie, Hervé Morin, et l’ancien ministre Hervé Novelli, Lisnard a pris une posture
C’est dans la salle des Caryatides du Louvre, sous les regards des grands maîtres de la Renaissance, qu’Emmanuel Macron a pris la parole ce mardi 28 janvier. Entouré de la ministre de la Culture, Rachida Dati, de la présidente du musée, Laurence des Cars, ainsi que de plusieurs mécènes et conservateurs, le chef de l’État a dévoilé un vaste plan de transformation du premier musée du monde. « Le Louvre est une fierté nationale, un joyau qui doit affronter les défis du XXIème siècle », a-t-il déclaré en ouverture de son discours.
Parmi les annonces les plus marquantes, la création d’une nouvelle entrée monumentale sur la colonnade de Perrault, du côté de la rue de Rivoli. Un projet d’envergure, prévu pour 2031, qui vise à désengorger l’actuelle entrée par la pyramide de verre, souvent saturée en raison de la forte affluence. Ce nouvel accès permettra une meilleure fluidité pour les millions de visiteurs annuels, tout en valorisant l’architecture historique du palais.
Autre décision majeure : le déplacement de la Joconde. L’œuvre la plus célèbre du musée bénéficiera d’un espace dédié sous la Cour carrée. L’accès à cette salle se fera via un billet distinct, une mesure qui vise à mieux ré