À Bakou, on parle non pas d’amendes, mais de privation de liberté au moment où le pouvoir vient d’arrêter deux journalistes indépendants.
C’est une « pétrodictature » de 9 millions d’habitants, dirigée d’une main de fer par un homme, Ilham Aliyev, depuis plus de vingt ans. Son père, déjà un ancien du KGB, gouvernait le pays sans partage, faisant main basse sur le pétrole, le gaz et les minerais. Dans ces conditions, pas étonnant que la presse indépendante soit muselée et ses journalistes emprisonnés. Le 5 février, deux nouvelles arrestations. Deux de plus, a-t-on envie de dire alors que, début 2025, l’ONG Amnesty International recensait déjà 21 journalistes derrière les barreaux. Une intensification de la répression sur les médias indépendants qui vise à contrôler totalement l’information.
Il y a encore quelques semaines, la proposition aurait fait rire amèrement. Tout comme celle de transformer Gaza en station balnéaire. Mais un peu plus d’un mois après l’arrivée de Donald Trump aux commandes, plus personne n’a envie de rigoler. Le businessman–président veut mettre un terme rapide à la guerre Ukraine-Russie. Cependant, son soutien a un prix : les terres rares ukrainiennes et leur sous-sol.
Le lundi 3 février, la Maison-Blanche a dévoilé une stratégie inédite mêlant enjeux géostratégiques et matières premières. Donald Trump a ainsi annoncé, lors d’une conférence tenue dans le Bureau ovale, son intention de conclure un pacte avec Kiev visant à sécuriser l’accès des États-Unis aux ressources minérales ukrainiennes en contrepartie d’un soutien militaire et financier. Selon lui, l’idée serait de transformer certaines richesses naturelles – notamment les terres rares – en compensation pour le déblocage d’aides substantielles à l’Ukraine. « Nous cherchons à établir un accord où l’Ukraine offrirait ses minéraux stratégiques en gage de notre assistance », a-t-il affirmé, comme le rapporte Le Monde.
Le plus surprenant, c’est que cette proposition trouve un écho favorable du côt
Laurent Wauquiez, figure de proue de la formation Les Républicains et chef du groupe LR à l’Assemblée nationale, avait convié le mercredi 5 février dernier le bureau politique du parti pour une réunion de transition. À l’ordre du jour, la transformation des LR en une machine à gagner les élections. Le député de Haute-Loire a présenté les conclusions de sa consultation interne. Il préconise un changement d’appellation du parti, l’instauration d’un statut de « sympathisant » et l’élaboration d’une nouvelle charte. Des propositions que les cadres présents ont acceptées sans discuter. Car tous n’étaient venus que pour une chose : savoir quand se réunira le prochain bureau politique, celui qui fixera la date d’un futur congrès du parti avec, à la clé, l’élection de son nouveau président. Le potentiel candidat à la présidentielle. Si un rendez-vous leur a été donné dans quinze jours, depuis, chacun y va de sa suggestion.
Si certains, à l’image de l’ex-premier ministre Michel Barnier, plaident pour une élection dès avril, Laurent Wauquiez assure qu’elle aura lieu « avant l’été ». Ses adversaires voient dans cette prudence une manœuvre pour se positionner sans passer par une campagne in
Rien n’était gagné d’avance. Et surtout pas le fait que la France soit choisie pour organiser le sommet mondial sur l’IA, coprésidé par l’Inde. C’est pourtant à Paris, dans le sublime Grand Palais, où chefs d’États, dirigeants de grandes entreprises et de start-ups, scientifiques de renommée mondiale, personnalités de la société civile… se sont réunis, les 10 et 11 février, pour discuter de l’Intelligence artificielle. La troisième édition d’une rencontre qui a débuté en 2023 au Royaume-Uni, avant de se poursuivre, en 2024, en Corée du Sud.
L’objectif annoncé de cet événement était de dresser un état des lieux des avancées en matière d’IA et plus concrètement de créer un « partenariat mondial sur l’IA », chargé de « donner un cadre commun de normes » et de promouvoir une IA « durable, qui respecte les travailleurs et les créateurs », explique-t-on du côté de l’Élysée. L’instance serait basée à Paris, au siège de l’OCDE, et devrait regrouper près de 50 pays. Autre annonce : la mise sur pied d’une « fondation pour l’IA », chargée d’investir pour « diversifier l’écosystème de l’IA ». Elle permettrait de recréer de la concurrence sur ce marché, pour l’instant complètement dominé par le
Voilà, c’est fait. La chasse au tout voiture continue et, cette fois, c’est autour de la capitale qu’elle est lancée, comme vient de nous l’apprendre Le Monde du 4 février. Concrètement, dès le lundi 3 mars, le boulevard périphérique parisien disposera d’une voie réservée aux véhicules d’au moins deux passagers (sauf les poids lourds), aux transports collectifs, taxis, véhicules de secours et aux personnes à mobilité réduite. Et ce, du lundi au vendredi, de 7h00 à 10h30 et de 16h00 à 20h00. Autrement dit : aux heures de pointe. Le but ? Réduire la pollution et le bruit dans la capitale sachant que, sur le périphérique - l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe -, 82 % des automobilistes circulent seuls.
L’idée de cet aménagement n’est pas nouvelle. Portée par Anne Hidalgo, elle a déjà été mise en place lors des Jeux olympiques d’été de Paris 2024, où une voie était réservée aux athlètes et aux officiels. Cette fois, une période de « pédagogie » de deux mois précédera l’application stricte de la règle. À compter du 1er mai, les contrevenants, identifiés par des caméras de surveillance, s'exposeront à une amende de 135 euros. Et, si tout se passe bien, cette incitation à roule