Revenons en Europe, dans un pays de 9 millions d’habitants qui a été à la tête d’un empire pluri-ethnique : l’empire austro-hongrois. L’Autriche, aujourd’hui, oubliant son passé d’ouverture, donne du pouvoir à la droite extrême. À moins que….
Dimanche 29 septembre, les partisans d’Herbert Kickl, le chef de la formation d'extrême droite Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), s’étaient réunis dans une brasserie de Vienne pour fêter leur impressionnante victoire. Un « morceau d’histoire », se glorifie Kickl après son score inédit aux élections législatives. Il est vrai que le FPÖ a obtenu 28,8 % des suffrages, soit 13 points de plus par rapport au scrutin de 2019. Pire, le parti conservateur ÖVP -Parti populaire autrichien- du chancelier Karl Nehammer se retrouve en deuxième position, avec 26,3 % des voix.
Lundi 23 septembre, il a enchaîné les interviews sur les télés et les radios. Privées, publiques, toutes avaient la même question : Bruno Retailleau, quelle politique allez-vous conduire à la tête du ministère de l’Intérieur ? Et le ministre, qui avait pris ses fonctions quelques heures avant, a tracé sa nouvelle politique migratoire. On se dirige vers un net durcissement des conditions d’entrée en France et une augmentation des expulsions. Car, a-t-il dit sur TF1, chaîne privée de grande écoute, « l’immigration massive, ce n’est pas une chance pour la France ».
Bruno Retailleau, 64 ans, est issu du parti Les Républicains et proche des courants conservateurs. Il est connu pour ses positions fermes sur l'immigration. En tant que président des sénateurs LR, il a d'ailleurs durci un projet de loi sur le sujet en 2023, mais le texte a été en partie censuré par le Conseil constitutionnel. Il voudrait cependant réintroduire un certain nombre de mesures, comme le délit de séjour irrégulier, et limiter l'accès à l'aide médicale d'État pour les sans-papiers, tout en renforçant les expulsions et en réduisant les régularisations. Des propositions qui sont sur le programme du Rassemblement nat
Saint James à la cote. Lors d’une campagne de photos pour le magazine GQ américain, la marque est mise à l’honneur par George Clooney et Brad Pitt. Habituellement habillés par des marques de luxe, ces icônes du cinéma portent des marinières Saint James, offrant ainsi une visibilité internationale à cette PME française. Une opportunité incroyable, selon Luc Lesénécal, président de Saint James, qui espère un fort impact sur les ventes. Et plus généralement sur le prêt-à-porter Made in France, qui a bien du mal à décoller. Ce secteur qui fabrique en France ne représente que 3 % des achats de vêtements dans l’Hexagone, malgré des efforts constants de certaines marques pour émerger.
L’une des plus emblématiques est sans doute Saint James. Dans ses ateliers, basés dans le village de Saint-James, dans la Manche, en Normandie, elle confectionne des iconiques pulls en laine et des marinières en coton, à partir de matières premières importées (laine d'Australie et Nouvelle-Zélande, coton d'Amérique du Sud). Mais le tricotage et la façon sont réalisés en France. Ce modèle de production reflète la volonté de l'entreprise de préserver des savoir-faire locaux. Une ambition que partagent d'autres
Vittel, Contrex, Hépar ou Cristalline sont des eaux consommées massivement au quotidien. Mais, comme nous l’avions déjà raconté il y a quelques mois, ces eaux de source vendues en bouteille ont fait l’objet de traitement de manière illégale, et dans le plus grand secret. Au point que le mercredi 25 septembre, l'association de défense des consommateurs Foodwatch a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile visant les géants Nestlé Waters et Sources Alma. Le but ? Obtenir la nomination d’un juge d'instruction pour enquêter sur des pratiques jugées frauduleuses par l'association.
L'origine de cette affaire remonte à janvier dernier, lorsque Radio France et Le Monde avaient révélé que Nestlé Waters avait recours depuis des années à des techniques de désinfection interdites, telles que des lampes UV et du charbon actif, pour traiter ses eaux minérales issues des Vosges, notamment les marques Vittel, Contrex et Hépar. Nestlé avait reconnu les faits, justifiant ces traitements par des préoccupations liées à la sécurité alimentaire.
À la suite de ces révélations, une première plainte avait été déposée par Foodwatch à Paris, visant Nestlé Waters et Sources Alma, propriéta
Même à des milliers de kilomètres de la métropole, la situation en Martinique préoccupe les Français. Et l’État. Il faut dire que, depuis début septembre, cette île des Caraïbes de 1 128 km2 est secouée par des manifestations contre la vie chère : les prix y sont 40 % supérieurs à ceux de l’Hexagone pour un grand nombre de denrées alimentaires. Face à un risque d’embrasement, un couvre-feu a été instauré dans certains quartiers de Fort-de-France et du Lamentin. Et des forces de l’ordre sont arrivées pour renforcer celles sur place. Mais la situation explosive dans cette partie des Antilles françaises devrait commencer à s’apaiser. La Collectivité Territoriale de Martinique a, en effet, annoncé, le 26 septembre, la suspension provisoire de la taxe d'octroi de mer sur plus de 5 900 produits de première nécessité comme les pâtes, les conserves ou les couches. Cette mesure, qui vise à alléger le coût de la vie, sera proposée lors de l'Assemblée de Martinique des 3 et 4 octobre 2024. Si elle est adoptée, cette mesure doit durer 36 mois. Mais de quoi s’agit-il ?
L’octroi de mer est une taxe douanière, instaurée en 1670, qui vise à protéger la production locale dans tous les territoires d