Mais tout de suite, direction le Sri Lanka, où la victoire du candidat de gauche Anura Kumara Dissanayake aux élections présidentielles suscite une vague d’espoir dans un pays durement frappé par la crise économique,
Les Sri Lankais ont voté le changement. À la grande surprise des observateurs du monde entier, ils viennent d’élire comme président le candidat de gauche Anura Kumara Dissanayake. C'est un revirement remarquable pour un homme qui n’avait obtenu que 3 % des voix lors du scrutin de 2019. Cette fois, l’ancien marxiste récolte plus de 40 % des voix, s’imposant dans une élection fortement dominée par les questions économiques.
Elections américaines : une fake news raciste reprise par Trump sème le trouble dans la petite ville de Springfield
« À Springfield, ils mangent les chiens, ils mangent les chats ». Cette phrase lâchée par Donald Trump lors du débat présidentiel du 10 septembre dernier a provoqué l’hilarité de sa rivale démocrate, Kamala Harris. Et l’indignation d’une grande partie de l’opinion publique américaine.
Alors qu’il évoquait la question de l’immigration, le candidat républicain n’a pas hésité à reprendre une rumeur, divulguée sur les réseaux sociaux par des groupuscules d'extrême droite, selon laquelle des migrants haïtiens déroberaient les animaux de compagnie des citoyens de Springfield, Ohio, pour en faire leur dîner.
Les journalistes qui moderaient le débat ont eu beau contester ces propos, pointant leurs caractères mensongers. La police de Springfield a eu beau adresser un mail à l’ONG américaine Newsguard qui lutte contre la désinformation expliquant qu’« il n'existe pas d'informations crédibles ou d'affirmations précises sur des animaux de compagnie maltraités, blessés ou victimes d'abus de la part de la population immigrée ». Peu importe.
À l’heure de la post-vérité, la rumeur a valeur de fait avéré et la rapidité avec laquelle la petite phrase de Trump s’est propagée sur les réseaux a alimenté
Le conflit couvait depuis des mois à La France Insoumise. Il vient d'éclater au grand jour. François Ruffin, député de la Somme - un département rural du Nord de la France - et l’une des voix les plus médiatisées de la gauche française, ne mâche plus ses mots. Dans un livre qu’il vient de publier, le documentariste converti en politique s’en prend sans détour au leader du mouvement, Jean-Luc Mélenchon.
M. Ruffin avait déjà pris ses distances avec l’ex-candidat à la présidentielle durant la campagne des législatives de juin dernier. Il reprochait à M. Mélenchon d’étouffer toute contradiction interne et de faire régner la peur dans les rangs du parti.
À cette époque, Mélenchon n’avait pas hésité à retirer son soutien à certaines figures de son mouvement parce qu’elles avaient osé prendre leurs distances avec certaines de ses positions polémiques.
Coutumier des provocations, le leader incontestable mais contesté de la gauche incommode depuis longtemps ses alliés politiques, prenant le risque constant de fragiliser la coalition électorale du Nouveau Front Populaire. Mais ce qui est plus surprenant, c’est qu’il embarrasse de plus en plus de monde dans son propre camp. Comme lorsqu’il a re
La cuisine française est l'une des plus rayonnantes du monde et possède des adeptes bien au-delà des frontières de l’Hexagone. À Buenos Aires, à plus de 11000 kilomètres de la Tour Eiffel, ce phénomène prend une dimension surprenante.
Tous les deux mois, a lieu la Foire française. Elle se tient généralement sur la -bien nommée- Plaza Francia, une jolie place du quartier cossu de Recoleta, au cœur de la capitale argentine, autour du monument offert par la France pour célébrer le centenaire de l’Argentine, en 1915.
Cette foire de rue est organisée par l’association Lucullus, qui fédère les entrepreneurs de la gastronomie française installés en Argentine : boulangeries, pâtisseries, restaurants, catering et même fromagers, qui parviennent, avec les matières premières locales, à recréer les saveurs typiques de la cuisine française.
« Lucullus organise régulièrement cette foire depuis 12 ans, c’est devenu un rendez-vous incontournable des gourmets de la ville » explique Cecilia Costa, productrice de l'événement.
Pendant tout un week-end, se retrouvent les amateurs de gastronomie française et, si l’on en juge par les queues qui se forment devant la trentaine de stands, ils sont nombreux à
À chaque époque, son fou. C’est ce qui ressort de l’exposition exceptionnelle que propose le Louvre, à partir de la mi-octobre, intitulée Figure du fou : du Moyen-Age aux Romantiques.
Le visiteur pourra admirer plus de 300 œuvres, prêtées par 90 institutions françaises, européennes et américaines, réunies dans un Hall Napoléon rénové. Peintures, sculptures, médailles, enluminures, tapisseries et gravures… Le fou se décline dans toutes les disciplines artistiques et sa représentation évolue en fonction des époques.
Au Moyen-Age, la création place la religion au centre des représentations artistiques, et c’est là qu'émerge la figure subversive du fou. À l'époque, le fou est avant tout un profane, un être qui doute de Dieu, ou qui méconnaît son existence. Le fou est omniprésent, à l’image des peintures du hollandais Jérôme Bosch, peuplées de figures satiriques et malicieuses. Ses toiles mêlent grotesque et religieux pour mieux dépeindre l’enfer, le vice et la sorcellerie, des thèmes chers au peintre.
Peu à peu, apparaissent les premiers romans de chevalerie et la folie s’immisce dans les grandes histoires d’amour. Le fou symbolise alors le lubrique, les passions obscures, la luxure qui