Sans plus tarder, on s’intéresse à la situation politique en France. Le blocage imaginé au soir du second tour des législatives du 7 juillet se confirme : l’Assemblée nationale se met en marche ce mercredi, plus divisée que jamais, et il faudra sans doute attendre plusieurs semaines avant la formation d’un gouvernement.
Les Français vont devoir patienter. On s’en doutait dès dimanche 7 juillet. Au soir du second tour des législatives, marqué par la victoire inattendue du Nouveau Front Populaire, aucune majorité claire ne se dégageait à l’Assemblée nationale. Avec 180 députés, la coalition de gauche est loin de la majorité absolue, établie à 289 sièges. C’est aussi le cas du groupe parlementaire Ensemble, qui soutient le président Emmanuel Macron, et de ses 163 représentants, et du Rassemblement National de Marine Le Pen, avec 143 élus. Trois blocs, donc, qui ne semblaient pas prêts à collaborer. Et dix jours plus tard, l’équation de la gouvernabilité reste entière.
Après quatre ans de retard, Ariane 6 a enfin pris son envol. C’était il y a huit jours, mardi 9 juillet. Peu après 16 heures, heure locale, le lanceur européen a décollé du centre spatial de Kourou, en Guyane française. Pour sa première mission, il emportait une dizaine de microsatellites d’universités, qu’il a réussi à mettre en orbite. La fin de vol a été un peu plus accidentée : la fusée a dévié de sa trajectoire, ce qui n’a pas permis le retour de l’étage supérieur dans l’atmosphère. Rien de grave, selon les autorités spatiales européennes, pour qui cette mission inaugurale est un succès.
C’est aussi et surtout un soulagement, car le lancement d’Ariane 6 était très attendu. Depuis la retraite d’Ariane 5, l’été dernier, les Européens avaient perdu leur autonomie spatiale. Ils ne disposaient plus de lanceurs capables d’envoyer leurs satellites dans l’espace. Normalement, la transition entre les deux modèles de fusée aurait dû se faire en douceur, mais le retard accumulé par Ariane-6 a provoqué un vide, que l’ESA, l’Agence Spatiale Européenne, était de plus en plus pressée de combler. C’est désormais chose faite. Le vol de la semaine dernière inaugure une nouvelle étape : dans les
Au début du siècle dernier, le poète et écrivain français Charles Péguy décrivait l’enseignement comme “le plus beau métier du monde.” Un hommage qui en disait long sur la place centrale occupée par les professeurs -on les appelait alors maîtres d’école- dans la République française. Il faut croire que ce n’est plus le cas. Depuis maintenant plusieurs années, l’Éducation nationale n’arrive plus à couvrir ses besoins de professeurs. Selon les chiffres publiés la semaine dernière par le ministère, plus de 3.200 postes n’ont pas été pourvus cette année dans l’enseignement public et privé. Cela représente près de 12% du total des places qui devaient être attribuées pour la rentrée de septembre 2024.
C’est énorme, mais la tendance n’est malheureusement pas nouvelle. L’année dernière, ce sont 3.100 postes qui étaient restés vacants. En 2022, plus de 4.000 n’avaient pas trouvé preneurs. En fait, chaque année, l’Éducation nationale définit le besoin de professeurs sur l’ensemble du territoire français, région par région. Ce sont ces postes-là qui sont inscrits aux concours. Il y a quelques années à peine, la demande, c’est-à-dire les candidats, était largement supérieure à l’offre -les pla
Samedi dernier, malgré une belle résistance, l’équipe de France de rugby s’est inclinée contre la sélection argentine à Buenos Aires. Une défaite 33-25, une semaine après avoir remporté la première manche de la série, à Mendoza. Pourtant, depuis plusieurs jours déjà, le côté sportif de la tournée estivale du rugby français est passé au second plan. On pourrait même dire qu’il n’a plus du tout d’importance, après une série de scandales qui a touché le groupe dirigé par Fabien Galthié. Pour ces deux rencontres officielles contre les Argentins, avec au milieu un match amical contre l’Uruguay, le sélectionneur français avait innové. En raison de l’absence de nombreux cadres, il avait emmené avec lui de nombreux jeunes, et plusieurs novices au niveau international.
Avant le départ, Galthié parlait d’une « opportunité » pour la nouvelle génération. Une opportunité qui a été ratée, tant le voyage a viré à la catastrophe. Il y a d’abord eu l’épisode Melvyn Jaminet. Le joueur de Toulon était l’un des cadres que Galthié avait choisi de sélectionner. Dimanche 7 juillet, l’arrière du quinze de France publie une vidéo sur les réseaux sociaux. On le voit, passablement éméché, en train de tenir d
Richmond est un quartier cossu du sud-ouest de Londres, réputé pour ses jardins et ses parcs. L’endroit est très prisé le week-end. Les familles londoniennes s’y offrent volontiers une escapade pour y observer les cerfs qui se promènent tranquillement à la lisière des bois. En juin 2002, ce n’est pourtant pas pour ses paysages bucoliques que Richmond fait la Une des journaux… mais pour une découverte extraordinaire : une œuvre de Titien, célèbre peintre de l’école vénitienne, est retrouvée dans un sac en plastique, sur un trottoir, à côté d’un arrêt de bus. Un peu plus de vingt ans plus tard, la peinture Le repos pendant la fuite en Égypte vient d’être vendue dans la capitale britannique pour 17,56 millions de livres sterling. Un record pour un tableau de Titien.
Cette vente, organisée par la célèbre maison de vente aux enchères Christie’s, n’est en réalité que le dernier épisode d’une histoire extraordinaire. Peint au début du XVIème siècle par le célèbre maître de la Renaissance, Le repos pendant la fuite en Égypte orne d’abord les murs d’un palais de Venise. Le tableau représente Joseph, la Vierge et Jésus qui se reposent dans leur périple vers l’Égypte pour échapper à Hérode. Ap