Mais tout de suite, direction l’Inde. Entre nationalistes hindous et partisans du pluralisme religieux, la plus grande démocratie du monde est à la croisée des chemins. Retour sur un scrutin qui pourrait définitivement changer le visage du pays.
Tous les cinq ans, en Inde, se déroule le plus grand exercice démocratique du monde. Depuis quelques jours, près d'un milliard d'électeurs sont appelés aux urnes pour un scrutin qui s'étalera sur plus de 6 semaines. 5 millions d’urnes électroniques ont été placées dans un million de bureaux de vote, répartis sur tout le territoire. Le « pays continent » s'apprête à élire les 543 représentants de la Lok Sabha, la chambre basse du parlement.
Au Vietnam, la femme d’affaires Truong My Lan, 67 ans, surnommée « la reine de l’immobilier » vient d’ètre condamnée à mort par un tribunal populaire. À l'issue d'un procès qualifié de « procès du siècle » par les médias locaux, la présidente du géant de l'immobilier Van Thinh Phat Group a été reconnue coupable de corruption, détournement de fonds et violation de la loi bancaire.
Mme Truong, qui comparaissait avec 85 autres prévenus, est la seule qui a été condamnée à la peine capitale, les jurés ayant estimé qu’elle était le cerveau de la plus grande escroquerie de l’histoire du Vietnam. Alors qu'elle est accusée d'avoir détourné plus de 11 milliards d'euros à son profit, le parquet a estimé que le montant total du préjudice causé par la fraude qu’elle a orchestrée serait de 25 milliards d'euros, l'équivalent de 6% du PIB national.
Que reproche-t-on au juste à Mme Truong ? Mandatée en 2012 par le gouvernement communiste pour s'attaquer à la restructuration du secteur bancaire, elle prend la tête de la Saigon Commercial Bank (SCB). La femme d’affaires, qui ne peut alors détenir que 5% du capital de la SCB, crée une multitude de sociétés écrans qui vont permettre à sa compagnie, Van
C'est une première mondiale. L'Assemblée nationale vient de voter à l'unanimité un projet de loi pour encadrer les marques de mode jetable, ou « fast fashion». À l'origine de cette proposition de loi, le coût environnemental très élevé de la mode à petit prix. Un impact qui s'est encore aggravé ces dernières années avec l'avènement quasi planétaire de la mode jetable. L'industrie textile est, à elle seule, responsable de près de 20% de la pollution mondiale d'eau potable=drinking water et représente plus de 10% des émissions totales de gaz à effet de serre.
Le texte de loi vise les entreprises de l'ultra fast fashion, dont le rythme de production est extrêmement intensif et le renouvellement de collections, permanent. C’est le cas par exemple de la marque d'origine chinoise Shein, très bien implantée en France, qui présente en moyenne plus de 7000 nouveaux modèles… par jour !
Le nouveau projet législatif voté à l'Assemblée nationale met en avant deux mesures phares pour tenter d'encadrer et de limiter l'impact environnemental de la mode jetable. La première est l'instauration d'une pénalité de 50% (hors taxe) sur le prix de chaque vêtement. Ainsi, pour un tee-shirt vendu 6 euros, l
Taxer les milliardaires. Une idée qui semble faire son chemin au sein des institutions internationales et que vient de remettre sur le tapis le ministre des Finances du Brésil, Fernando Haddad, en marge des réunions de printemps du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Le G20 se trouve actuellement sous présidence brésilienne et ce projet de taxe internationale sur les personnes les plus riches de la planète, auquel Lula da Silva, le président du Brésil, tient tout particulièrement, pourrait bien se trouver au centre des discussions lors du prochain sommet de Rio de Janeiro, en novembre.
En France, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances de Centre-droit, approuve lui aussi cette proposition, qui, selon l'ONG Global Citizen, permettrait de récolter environ 250 milliards de dollars par an à l'échelle de la planète. Soit la moitié des recettes nécessaires pour financer la transition écologique des pays émergents.
Si, à travers le monde, les gouvernements de droite comme de gauche semblent tomber d'accord sur cette question, c'est parce que « la demande démocratique pour ce type de taxation est écrasante » explique l'économiste Gabriel Zucman. Au même
Les motards sont en colère. Et ils l'ont fait savoir au gouvernement en défilant dans de nombreuses villes de France le 13 avril dernier. Ils étaient près de sept milles à protester sur le périphérique parisien, près de deux milles à Bordeaux et Toulouse, plus d'un millier à Grenoble et à Rennes… Au total, plus d'une cinquantaine de mobilisations simultanées ont eu lieu dans tout le pays, rassemblant près de 38.000 motards indignés. Raison de cette mobilisation inédite, l'instauration d'un contrôle technique pour les deux-roues, rendu obligatoire depuis le 15 avril.
Ce contrôle, qui devra être répété tous les 3 ans, concerne aussi bien les motos, scooters et cyclomoteurs que les squads et les voiturettes sans permis. Des techniciens contrôleront en particulier l'état des freins, le degré de pollution atmosphérique et sonore mais aussi les rétroviseurs, l'usure des pneus et le fonctionnement des suspensions.
La mesure vise à renforcer la sécurité sur les routes en réduisant les probabilités d'accident de deux-roues. Plusieurs études démontrent que, si les défauts d'entretien sont très rarement une cause unique, ils sont impliqués dans plus d'un tiers des accidents.
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