Cette semaine, les déclarations du président américain ont fait sensation. Il a accusé un certain nombre de pays de xénophobie. À dessein ?
La vérité blesse, surtout lorsqu’elle est assénée à la face du monde. Le 1er mai, lors d’une soirée de collecte de fonds à Washington, Joe Biden a affirmé que la Russie, l’Inde, la Chine et le Japon avaient des difficultés économiques à cause de leur hostilité envers l'immigration. « Pourquoi la Chine piétine-t-elle autant sur le plan économique, pourquoi le Japon a-t-il des difficultés, pourquoi la Russie, pourquoi l’Inde ? Parce qu’ils sont xénophobes. Ils ne veulent pas d’immigrés », a déclaré le président américain, comme le rapporte Le Monde du 4 mai.
Ça y est ! Le 1er mai, l'accord commercial entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande est officiellement entré en vigueur. L'UE s’en réjouit et affirme que cet accord offre de nombreuses opportunités d'exportation pour les entreprises, les producteurs et les agriculteurs. Un avis qui est loin d’être partagé par tous. Et ce, depuis le début des pourparlers entre les deux entités.
Ainsi donc, à Bruxelles, l'accord, adopté en novembre 2023, est présenté comme une aubaine économique majeure pour l'Europe. Selon les prévisions de la Commission, le document devrait réduire les taxes imposées aux entreprises européennes de 140 millions d'euros, augmenter le commerce bilatéral jusqu'à 30% dans la prochaine décennie, et accroître les exportations de l'UE de près de 4,5 milliards d'euros annuellement. Les investissements européens en Nouvelle-Zélande pourraient également grimper de 80%. Une excellente opportunité en cette période de faible croissance. À écouter les thuriféraires de ce contrat, même le point de vue écologique aura été pris en compte avec des engagements forts sur le développement durable, en alignement avec l'accord de Paris sur le climat et les droits fondamentaux du tra
Il était temps. Un peu plus d’un an après le Sénat, l'Assemblée nationale française a adopté, le 29 avril 2024, une résolution historique reconnaissant le génocide des Assyro-Chaldéens de 1915. Cette décision, largement soutenue par tous les partis à l'exception de la formation de gauche radicale La France Insoumise, qui s'est abstenue, marque un vrai tournant pour ces chrétiens d’Orient qui ne possèdent pas d’État.
Les Assyro-Chaldéens forment une communauté assez peu connue, hormis en France, où 20 000 d’entre eux vivent en région parisienne. Et pourtant, il s’agit d’un très vieux peuple qui parle et écrit le syriaque, proche de l’araméen, la langue du Christ. D'un point de vue religieux, il appartient à l’une des Églises orientales nées à la fin du IVème siècle dans l’Empire romain. Une croyance qui a repris certaines thèses de Nestorius, patriarche de Constantinople et s’est développée indépendamment de Rome. Durant des siècles, les Assyro-Chaldéens vivaient, comme tant d’autres minorités chrétiennes, dans l’Empire ottoman jusqu’à ce que le gouvernement Jeunes-Turcs décide de faire de la Turquie un pays ethniquement pur et se débarrasse de ces « petits » peuples, à la faveur de
À Saint-Nazaire, sur la côte atlantique, un vent nouveau souffle sur l'énergie éolienne. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, accompagné de Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, a visité, le 2 mai, le célèbre site des Chantiers de l’Atlantique, qui construit de nombreux paquebots. Mais cette visite était tout sauf touristique : elle marque un tournant décisif, en France, dans la politique industrielle de l'énergie éolienne marine. Un secteur dans lequel le pays a pris un « sacré retard à l'allumage », selon les mots de Bruno Le Maire, qui se donne pour mission de tout faire pour ne pas rester à la traîne. Il faut dire que l’Hexagone n’a pas le choix s’il veut atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
Pour y parvenir, le nucléaire reste central, mais l'éolien en mer et d'autres énergies renouvelables joueront un rôle crucial. L’objectif fixé est ambitieux : porter la part de l’éolien en mer à 20 % de la production électrique nationale d'ici 2050. Pour atteindre cet objectif, un contrat de 4,5 milliards d’euros a été signé entre trois opérateurs - RTE, Chantiers de l’Atlantique et Hitachi - pour équiper, dans un premier temps, deux futur
Avec ses 13 500 m2 de surface, couronnés par une verrière de 17 500 m2, la nef du Grand Palais demeure à ce jour la plus vaste d’Europe. Mais avec le temps et la pollution, on avait presque fini par oublier la splendeur de ce monument, emblématique de l’architecture française, conçu pour l’Exposition universelle de 1900. Il aura fallu que cette structure complexe, mêlant verre, métal et pierre, fasse l’objet d’une vaste rénovation pour que l’on redécouvre ce palais merveilleusement situé entre la Seine et les Champs Élysées. Les Jeux olympiques de Paris auront – au moins – servi à cela.
C’est en effet dans ce lieu incroyable que se tiendront, à partir du 27 juillet, les épreuves olympiques et paralympiques d’escrime et de taekwondo. La grande nef pourra accueillir 8 000 personnes assises dans deux tribunes et qui pénétreront dans ces lieux par une entrée entièrement restaurée. Quant aux athlètes, ils s’entraîneront dans des galeries attenantes. Il y aura différents stades d’échauffement avant d’atteindre les 200 mètres carrés du salon d’honneur. Ils pourront aussi utiliser les grands escaliers, joyaux de l’Art Nouveau, qui ont retrouvé leur couleur bronze d’origine. Cela devrait êt