Ce sont des résistants. Depuis plusieurs siècles, les Corses refusent de perdre leur culture et de se laisser assimiler par une puissance qu’ils jugent étrangère. Ils viennent d’obtenir d’Emmanuel Macron un statut d’autonomie.
Le 28 septembre, ils sont tous là. Les soixante-trois élus de l’Assemblée de Corse, à majorité nationaliste, mais aussi les anciens présidents de ce Parlement basé à Ajaccio, ville qui se trouve sur la côte ouest de l’Île de Beauté. L’heure est grave. Pour la quatrième fois depuis sa création, en 1982, un président de la République française fait un discours solennel dans cette enceinte. Le silence est absolu. Puis, au bout de vingt-cinq minutes, les mots tant attendus sont enfin prononcés. « Ayons l’audace de bâtir une autonomie à la Corse, dans la République. Ce ne sera pas une autonomie contre l’État, ni une autonomie sans l’État, mais une autonomie pour la Corse et dans la République », déclare Emmanuel Macron. Il propose également d’inscrire les spécificités corses dans la Constitution.
C’est une élection dont on a finalement assez peu parlé. Y compris dans les médias, même si les sénateurs ont fait campagne pendant des mois. À – très – bas bruit, tant le sujet passionne peu. Le mode de scrutin – indirect, par un collège d’élus – explique en grande partie ce désintérêt. Il est vrai qu’il paraît assez obscur à la plupart des Français, habitués à élire tous leurs représentants au suffrage universel direct, et en même temps. Or, au Sénat, seuls 170 des 348 élus remettaient leur mandat en jeu.
Avouons aussi que beaucoup de nos compatriotes ne comprennent pas vraiment le rôle de cette Chambre Haute, créée sous la IIIème République, en 1875, qu’ils trouvent anachronique. Mais ils ont tort, car le Sénat est un vrai contre-pouvoir. Et Emmanuel Macron en a fait les frais.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, voulant minimiser l’importance de cette élection, le président de la R
Le parcours est toujours le même. Le patient doit, dans un premier temps, obtenir une ordonnance, puis effectuer une séance d’évaluation médico-sportive. Un test de marche, principalement, où il s’agit de parcourir la plus grande distance possible en six minutes. Résultats à l’appui, un professeur de sport propose à chacun une ou des activités. Natation, vélo, marche nordique, basket, yoga, etc., tout est accessible. En fonction des goûts, mais aussi des pathologies du patient.
Du patient ? Oui, car le dispositif « Sport santé sur ordonnance » s’adresse en priorité aux personnes malades. L’idée est simple : le sport est un médicament comme les autres. Bouger est meilleur pour la santé des malades et moins coûteux, à long terme, pour la sécurité sociale, et donc pour toute la société. D’où la décision prise par la mairie de Strasbourg, métropole dans l’est de la France à la frontière avec
Des kilomètres de queue pour atteindre Kornidzor, en Arménie. Des centaines de voitures, de bus, de camions brinquebalants patientent les uns derrière les autres. Le moteur est coupé, l’attente se compte en heures, en jours même pour certains, et l’essence se fait rare. Les véhicules, parfois d’un autre âge, ont été remplis à la hâte. Quelques effets personnels, des couvertures, et des familles entières qui s’entassent dans l’habitacle. Sans un mot. Comme hébétés par les neuf mois de blocus, la faim et la guerre-éclair qu’ils viennent de subir. Ce peuple s’enfuit sans retour possible. Les Arméniens du Haut-Karabakh s’exilent, préférant la valise – même vide – au cercueil.
Ils vivaient depuis deux mille cinq cents ans sur cette terre montagneuse du Sud Caucase, considérée comme le berceau de leur civilisation, coincée entre l’actuel Azerbaïdjan, l’Iran et l’Arménie. Une enclave peuplée d’