On n’est pas près de voir son visage autrement qu’en photo. Narges Mohammadi a reçu le 6 octobre le Prix Nobel de la paix, mais l’Iran l’a enfermée pour les seize prochaines années. L’histoire n’a pas le droit de l’oublier.
Elle ne s'y attendait pas. Dans la journée du 6 octobre, Narges Mohammadi a appris qu'elle venait de se voir décerner le prix Nobel de la paix. La journaliste et militante a alors « éclaté de joie », selon ses proches, réfugiés en France est derrière les barreaux ! Incarcérée depuis un an dans la redoutable prison d'Evin, à Téhéran. Elle a été condamnée depuis mai 2016 à seize ans de prison pour son activisme en faveur des droits humains. Un combat « contre l’oppression des femmes en Iran » et la « lutte pour la promotion des droits humains et la liberté pour tous » qui lui vaut aujourd'hui cette distinction, a précisé la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen. Cette dernière a ajouté, sans y croire, qu'elle espérait que Narges, libérée, puisse venir chercher sa récompense en Europe.
La journée du dimanche 1er octobre a démarré par un attentat-suicide. Il s’est produit à Ankara, et a visé le siège de la police et le ministère de l'IntérieurÀ deux cents mètres du Parlement turc. Il n’a fait que deux blessés légers, deux policiers, et a coûté la vie aux deux assaillants : l’un s’est fait exploser, tandis que l’autre a été abattu. C’est le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, qui a revendiqué l’attaque dans ce quartier où siègent la plupart des ministères.
Quelques heures plus tard, à 14 heures, Recep Tayyip Erdogan a fait son entrée dans la Grande Assemblée nationale de Turquie pour la séance inaugurale du Parlement. Cette nouvelle session était attendue depuis des mois par la Suède. Elle devrait permettre de valider l’entrée de ce pays scandinave dans l’OTAN. En effet, depuis mai 2022, la Turquie fait patienter Stockholm à qui elle reproche sa clémence envers
Jean-Pierre Elkabbach est très excité en ce 6 juin 2014, au matin. Son avion s’est posé quelques heures plus tôt à Paris et il est – déjà – au micro d’Europe 1, la radio privée dont il a fait les plus grandes heures. Le journaliste politique raconte les coulisses d’un scoop : une interview rarissime de Vladimir Poutine, qui refuse habituellement tous les entretiens avec la presse étrangère. Un coup de chance, peut-être; de la persévérance, assurément. Durant huit mois, en effet, l’éditorialiste a préparé cette interview avec l’entourage du maître du Kremlin et deux fois il a dû se rendre sur place. Mais cela valait le coup, à l’entendre, puisqu’il parle d’une de ses interviews les plus mémorables. Ce qui l’a surpris ? Le jour J, il a attendu des heures, mais les Russes n’ont cessé de s’excuser. Et surtout, Poutine n’a jamais demandé à avoir les questions à l’avance ou même refusé un seul
C’est un peu la revanche d’une brune. La réhabilitation d’une femme de l’ombre, moquée, souvent, pour ses allures ringardes de grande bourgeoise parisienne. Ridiculisée, longtemps, par un mari qui a collectionné les conquêtes. Politiques et amoureuses. Un destin peu enviable, qui n’aurait intéressé personne si Bernadette ne s’était pas appelée Chirac. Et qu’elle n’ait pas été l’épouse de Jacques, maire de Paris pendant près de dix-huit ans, plusieurs fois ministre, et président de la République de 1995 à 2007.
Depuis le 4 octobre, son prénom s’affiche en grand dans les cinémas de l’Hexagone. Bernadette – on se passe désormais du patronyme – est le titre du biopic que vient de lui consacrer la jeune réalisatrice Léa Domenach. Un premier film célébré par la grande majorité de la critique qui tient de la comédie tendre et grinçante. « Le coup de génie est d'avoir engagé Catherine Deneuve. L'
C’est dans un charmant petit village, en bordure de l’Oise, que Vincent van Gogh a trouvé refuge. Situé à 27 kilomètres de Paris, Auvers-sur-Oise a accueilli avant lui Daubigny, Cézanne, puis Pissarro. Mais ce n’est pas pour s’abreuver aux sources de ces peintres-paysagistes que le Néerlandais, tourmenté, s’installe au cœur de cette nature luxuriante. Non, Van Gogh y cherche un répit.
Il vient de passer un an en asile psychiatrique, un an au milieu de fous avant d’être déclaré « guéri », malgré des « accès de mélancolie » persistants. Camille Pissarro lui a alors présenté le docteur Gachet, un spécialiste des débordements nerveux, mais aussi un ami des impressionnistes, un collectionneur et un peintre amateur. Il travaille à Paris et vit à Auvers. C’est donc là, à l’auberge Ravoux plus précisément, que Van Gogh décide de séjourner. Et peindre. Il semble habité par un nouveau projet artis