En France, l'épidémie du coronavirus gagne du terrain et notre pays commence à tourner au ralenti. Notre capacité à surmonter cette crise sanitaire en dit beaucoup sur notre maturité politique. Notre aptitude à changer nos modes de vie. C'est aussi de la politique. L'exécutif vient en effet de décider de faire passer son projet de loi sur les retraites en se passant du vote des députés. Il nous traite comme des enfants turbulents. C'est une certaine conception de la politique. Une autre nous est donnée à voir avec le film qui vient de sortir : « De Gaulle ». Nous sommes en mai 1940. Le général est un époux aimant, un père de famille heureux. Il se résigne pourtant à quitter les siens au nom de l'idée qu'il se fait de l'honneur. De la liberté et de la France. Par cette décision, il redonne toutes ses lettres de noblesse à la politique. Puisse-t-il nous inspirer…
Recep Tayyip Erdogan, en revanche, ne peut que nous faire détester la politique. Il se sert de la misère des êtres humains pour asseoir ses conquêtes militaires.
Les images se répètent. Des hommes, jeunes pour la plupart, tentent de forcer le passage. Certains portent des pancartes en carton, écrites en arabe. D'autres sont armés de pierres, qu'ils jettent avec colère sur les policiers qui leur font face. Ils hurlent « ouvrez les portes ». Les murailles en fer demeurent fermées. Les autorités utilisent des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Il faut absolument les empêcher de franchir les barbelés. Nous sommes au poste-frontière de Pazarkule en Turquie, appelé Kastanies par les Grecs, la porte d'entrée en Europe. Le 7 mars au soir, migrants et policiers grecs s'opposent à nouveau.
En politique, on ne meurt jamais vraiment. La preuve avec Joe Biden. Le 3 mars, plusieurs millions d'Américains se sont déplacés pour voter. Ils sont plutôt démocrates et veulent désigner celui qui, à leurs yeux, a le plus de chance de pouvoir l'emporter face à Donald Trump, le 3 novembre prochain. Joe Biden jure d'y arriver. Depuis le début de sa campagne, en avril 2019, il se présente comme l'homme de « la garantie de résultats ». Il promet de « battre à plate couture » le président. Mais pour cela, encore faudrait-il qu'il obtienne l'investiture démocrate. Or, au matin du « Super Tuesday », son avenir paraît encore très incertain.
Biden revient de loin. Après deux défaites cinglantes dans l'Iowa et le New Hampshire, on l'annonce hors de la course. On rappelle son âge – 77 ans –, ses gaffes à répétition. On le dit usé. On a tort. Sa victoire à la primaire en Caroline du Sud, le 29 févr
Au début, on en a plaisanté. Le gouvernement venait d'annoncer que les personnes placées en quarantaine percevraient des indemnités journalières. Être payés pour rester à la maison ! Parions que nous étions beaucoup dans cette humeur là. Puis, au fur et à mesure, les rires ont cessé. Ils sont aujourd'hui remplacés par une certaine dose d'angoisse : les Français sont inquiets d'attraper le coronavirus. Selon un sondage du quotidien Le Parisien, du 1er mars, 61 % d'entre eux évoquent ce sentiment. Concrètement, ils redoutent de se rendre dans les stades, de prendre les transports en commun, de sortir dans des bars, des boîtes de nuit, de fréquenter des lieux culturels.... Même faire ses courses est devenu un problème pour 25 % de mes compatriotes. Comment pourrait-il en être autrement ? L'atmosphère est extrêmement anxiogène. On a presque l'impression d'être entrés en guerre.
Matin, midi
En ce début d’après-midi du 3 mars, des manifestations se déroulent à Paris, Marseille, Bordeaux, Lille. Ici et là, ils ne sont qu'une poignée, des fonctionnaires pour la plupart. Ils défilent contre la réforme des retraites dont 58 % de nos compatriotes ne veulent toujours pas, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post des 2 et 3 mars. Mais surtout, ils protestent contre le « passage en force » du gouvernement sur la question. Les protestataires dénoncent le recours à l'article 49.3 de la Constitution par l'exécutif. Article qui l'autorise à adopter un projet de loi sans qu'il ne soit voté par les élus. Un comble dans une démocratie !
C'est le 29 février que le Premier ministre a décidé d'utiliser cette possibilité constitutionnelle pour faire passer son projet. Son geste a soulevé un tollé auprès de l'opposition de gauche, comme de droite. Beaucoup de Français aussi se sont sentis
Ils se réveillent lentement. Charles se tourne vers Yvonne, l'embrasse tendrement, puis, ils s'enlacent passionnément. Nous sommes à la Boiserie, la superbe propriété des De Gaulle dans la petite commune de Colombey-les-Deux-Églises, à plus de trois cents kilomètres de Paris. Ce couple aimant et parent de trois enfants – Philippe, étudiant, Élisabeth, lycéenne et Anne, petite fille trisomique – semble indestructible. Il ne se doute pas alors que la seconde guerre mondiale va mettre leurs sentiments à rude épreuve.
Mai 1940, l'armée française s'effondre chaque jour un peu plus. Les Allemands sont aux portes de Paris. Le gouvernement paniqué veut proposer de signer l'armistice. Charles de Gaulle, fraîchement promu général, s'y oppose. Avec le soutien total de sa femme. Entre leur bonheur personnel et la survie de la nation, Charles et Yvonne ont choisi. Leurs chemins se séparent. Lui fuit