Le Parlement géorgien renonce à la proposition de loi sur les « agents étrangers »
Mardi dernier, des manifestations ont éclaté à Tbilissi, la capitale de la Géorgie. Elles ont été déclenchées par l'adoption d'un projet de loi par le Parlement géorgien qui aurait obligé certaines organisations à s'enregistrer en tant qu'« agents étrangers ». Mercredi, lors de nouvelles manifestations, la police a fait usage de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de grenades neutralisantes.
Malgré ces mesures, la police n'a pas réussi à mettre fin aux manifestations qui se sont poursuivies tout au long de la semaine. Vendredi, le Parlement géorgien a voté à 35 contre 1 contre le projet de loi. La session n'a duré que quatre minutes et n'a donné lieu à aucune discussion. Le même jour, le ministère géorgien de l'Intérieur a libéré 133 personnes qui avaient été arrêtées au cours de la semaine lors des rassemblements massifs devant le Parlement.
Les auteurs du projet de loi ont affirmé qu'il s'inspirait de la loi américaine de 1938 destinée à lutter contre la propagande nazie. Toutefois, ses opposants en Géorgie ont souligné les similitudes entre le texte proposé et la loi adoptée en Russie en 2012. Cette loi a marqué un tournant dans la transformation de la Russie en une dictature aut