| Nicolas: | Quoique ce sujet soit souvent rebattu dans l'actualité française, j'aimerais parler aujourd'hui de l'ENA, l’École Nationale d'Administration. |
| Catherine: | Tu as raison, ce sujet revient régulièrement dans l'actualité. Cette école est l'objet de la méfiance et de l'irritation de la population sans que les Français sachent vraiment de quoi il s'agit. |
| Nicolas: | Ce qu'on lui reproche, c'est de monopoliser la politique française si bien que la plupart des présidents et premiers ministres qui ont dirigé le pays ces dernières décennies sont diplômés de cette grande école tandis que dans les autres pays du monde, les chefs d’État ont des origines plus diversifiées. |
| Catherine: | Tu crois ça ? |
| Nicolas: | Que veux-tu dire ? C'est un fait établi. |
| Catherine: | Eh bien quoique je sois loin d'approuver l'arrogance de certains énarques, je ne pense pas qu'il soit réaliste de penser que n'importe qui puisse devenir président sans aucune formation. |
| Nicolas: | Pourtant, les hommes politiques qui critiquent les élites ont beaucoup de succès ces dernières années... Certains pensent que tant que les dirigeants élus seront des élèves de l'ENA, rien ne changera en France. |
| Catherine: | Je sais bien, mais d'un autre côté, cette école est ouverte à tous. Les élèves n'ont aucun frais de scolarité et même sont payés tandis que dans d'autres pays les universités et le monde politique ne sont accessibles qu'aux plus riches |