| Catherine: | Pendant que les plus de 700 000 candidats se préparent aux épreuves du baccalauréat qui approchent, le ministre de l’Éducation nationale a fait des annonces qui ont fait réagir. Lors d’une conférence de presse le 19 mai, il a affirmé que la priorité devrait être de maintenir un certain niveau d’exigence plutôt que de donner ce diplôme à tout le monde. Il a particulièrement insisté sur la maîtrise de la langue française parce qu’elle est pour lui une compétence fondamentale. Le ministre a même précisé : « Toute copie qui n’a pas un niveau suffisant en termes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat ». Jusqu’à ce que des recommandations spécifiques soient données aux professeurs de chaque matière et de chaque section, ceux-ci vont devoir appliquer cette consigne de manière assez subjective. En effet, plutôt que d’imposer un barème précis pour sanctionner les fautes d’orthographe et de grammaire, le ministre préconise d’évaluer le niveau global en français de la copie. Et voilà, le bac n’a même pas encore commencé et on entend déjà un ministre se plaindre parce que le niveau des élèves bat de l’aileI ! |