L’Europe du Sud, victime de son succès, manifeste contre le surtourisme
Dans de nombreuses métropoles d’Europe du Sud, l’affluence de touristes fait flamber les loyers des centres-villes, qui se vident de leurs résidents au profit de locations temporaires de type Airbnb. Alors que l’été approche, l’exaspération est à son comble. De nombreuses personnes ne trouvent plus à se loger dans leur propre ville et se voient obligées de rechercher des alternatives en banlieue, ou dans des zones éloignées de leur quartier d’origine.
À Barcelone, par exemple, la mairie estime que les loyers, tirés à la hausse par la spéculation immobilière touristique, ont augmenté de 68 % en dix ans. C’est justement dans cette ville qu’est né, au milieu des années 2010, le militantisme anti-tourisme. À l’époque, certains quartiers de la ville, comme la Barceloneta, avaient commencé à se gentrifier, expulsant peu à peu leurs habitants d'origine.
Depuis, le ras-le-bol n’a cessé de croître. Il est même