Entre tristesse et frustration, l’Argentine pleure son pape
En 2020, bien avant qu’il ne soit élu, Milei avait déclaré sur un plateau télé que Jorge Bergoglio, véritable nom du pape François, était « le représentant du Malin sur la terre ». Il enfonçait le clou en pleine campagne électorale, déclarant que le Pape était « toujours du côté du mal » parce qu’il « promouvait le communisme». Pour le président ultra-libéral, qui a pour seule religion les valeurs du libre-marché les positions d’un pape qui dénonçait un « capitalisme prédateur et une économie de l’exclusion », étaient intolérables.
Milei avait depuis mis de l’eau dans son vin, reconnaissant qu’il avait eu tort d’insulter de la sorte le représentant spirituel de millions d’Argentins. Il s’était sans doute rendu compte que son agressivité idéologique envers le souverain pontife risquait de le couper d’une majorité de compatriotes pour qui le Pape François représentait, tels Mara