Gabriel Attal, déjà en campagne
1 October 2025
Antonin Albert / Shutterstock
Les chaises vacantes en disent plus long que les slogans. Dimanche 21 septembre, à 15 heures, au Parc des expositions d’Arras, dans le nord de la France, plusieurs sièges
au premier rang de cette vaste salle de meeting étaient toujours
vides. Ils étaient réservés
aux poids lourds du gouvernement, ils ont été
soigneusement boudés. Seuls trois ministres, des élus de la région – Gérald Darmanin, Agnès Pannier-Runacher et Patricia Miralles – et une trentaine de députés sur une centaine de l’Assemblée nationale
avaient fait le déplacement. «
Une consigne a circulé », explique un
dirigeant de Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron. Beaucoup ne voulaient pas
cautionner la démarche de Gabriel Attal, actuel numéro un du parti. Pour son discours de rentrée, l’ex-premier ministre a, en effet, choisi de se poser en héritier rebelle.
Ni dauphin,
ni traître, mais candidat potentiel à la présidentielle de 2027.
À 15 heures passées, devant 2 500
militants qui hurlaient « Attal président ! », l’ancien chef du gouvernement s’est donc lancé. Un discours de rentrée de 45 minutes. Un ton solennel, offensif, presque présidentiel. Un message
sans équivoque. Certes, le chef de l’État présente
un bilan in