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Gabriel Attal, déjà en campagne

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Gabriel Attal, déjà en campagne
Antonin Albert / Shutterstock
Les chaises vacantes en disent plus long que les slogans. Dimanche 21 septembre, à 15 heures, au Parc des expositions d’Arras, dans le nord de la France, plusieurs sièges au premier rang de cette vaste salle de meeting étaient toujours vides. Ils étaient réservés aux poids lourds du gouvernement, ils ont été soigneusement boudés. Seuls trois ministres, des élus de la région – Gérald Darmanin, Agnès Pannier-Runacher et Patricia Miralles – et une trentaine de députés sur une centaine de l’Assemblée nationale avaient fait le déplacement. « Une consigne a circulé », explique un dirigeant de Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron. Beaucoup ne voulaient pas cautionner la démarche de Gabriel Attal, actuel numéro un du parti. Pour son discours de rentrée, l’ex-premier ministre a, en effet, choisi de se poser en héritier rebelle. Ni dauphin, ni traître, mais candidat potentiel à la présidentielle de 2027.

À 15 heures passées, devant 2 500 militants qui hurlaient « Attal président ! », l’ancien chef du gouvernement s’est donc lancé. Un discours de rentrée de 45 minutes. Un ton solennel, offensif, presque présidentiel. Un message sans équivoque. Certes, le chef de l’État présente un bilan in

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