La Cour des comptes, très critique à l’égard de la gratuité du transport public
Parmi la quarantaine de villes françaises qui ont adopté cette politique du « tout gratuit », on retrouve Montpellier, Dunkerque ou Bourges. En tout, ce sont plus de 2,8 millions de Français qui peuvent se déplacer dans leur ville sans débourser un euro.
Dans son rapport, l’organisme de contrôle des dépenses publiques prend bien soin de distinguer les petites collectivités des grandes agglomérations. Dans le cas de petits réseaux, où les bus « circulent souvent presque à vide », la gratuité permet d’augmenter la fréquentation pour un coût limité.
C’est sur les grands réseaux, mieux développés et plus fréquentés, que la mesure pose problème. Dans les agglomérations les plus peuplées, « l’instauration de la gratuité est très coûteuse car elle s’accompagne de pertes de recettes tarifaires importantes et de coûts supplémentaires liés au nécessaire renforcement du réseau existant, davantage sollicité » explique la Cour.