Dans le nord-est de la France, Saint-Nicolas fait de la résistance
12 December 2018
C’est une tradition qui perdure, n’en déplaise au père Noël. Dans plusieurs régions du nord-est de la France, le 6 décembre est l’occasion d’une grande fête, surtout pour les plus jeunes. Ce jour-là, comme en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique, c’est Saint-Nicolas qui est à l’honneur. Avec sa robe d’évêque rouge et sa grande barbe blanche, on jurerait que c’est un père Noël. Mais Saint-Nicolas porte aussi un bonnet d’évêque, qui le différencie de son collègue.Car il ne faut pas se tromper : le travail de Saint-Nicolas ressemble furieusement à celui de papa Noël. Il défile dans les rues, salue les enfants, avant de passer dans leurs maisons quand ils dorment, pour leur laisser des cadeaux. Tout cela, entre le 5 et le 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas. À l’origine de la fête populaire, le culte à Nicolas de Myre, un évêque qui vécut au troisième siècle en Asie Mineure, dans ce qui est aujourd’hui le sud-ouest de la Russie.
Selon la légende, Nicolas aurait réalisé plusieurs miracles : il aurait notamment sauvé de la misère un voisin et ses trois filles, des marins d’une tempête, et de la famine toute la population de la ville de Myre. Avec un tel bagage… pas étonnant qu’il soit