Le dernier tango d'un génie
5 December 2018
C’est un géant du cinéma qui nous a quittés la semaine dernière. Lundi 26 novembre, Bernardo Bertolucci est décédé des suites d’une longue maladie. Le réalisateur italien avait 77 ans, et il laisse derrière lui plusieurs chefs d’œuvre qui ont marqué l’histoire du cinéma. Difficile de choisir entre la lente dérive de l’acteur principal dans « Le conformiste », l’intimité parfois choquante et polémique du « Dernier Tango à Paris » ou la fresque politique de « Novecento »… Et encore, on aurait aussi pu citer la solitude infantile et adolescente du « Dernier empereur », ou cet étrange trio dans un Paris en pleine révolution que met en scène le réalisateur dans « Innocents ». Au cours de sa longue carrière, Bertolucci a abordé tellement de sujets qu’on peut avoir du mal à définir son cinéma, et le classer dans telle ou telle catégorie. Pourtant, il y a quand même quelques lignes directrices qui reviennent. Une dimension politique, par exemple. De « Novecento », tourné au milieu des années 70, à « Innocents », sorti en salle en 2003, on retrouve chez Bertolucci la même inquiétude de raconter des événements historiques à travers ses personnages. Dans « Novecento », c’est la naissance du c