Gilets jaunes : la fronde continue
28 November 2018
Le samedi 24 novembre au soir, les Champs Elysées sont défigurés : abribus cassés, vitrines de commerces brisées et, partout, des planches en bois qui s'amoncellent, des barrières métalliques de chantier éparpillées sur la chaussée et des restes de poubelle en plastique brûlés. Une épaisse fumée noire continue de brouiller la vue tandis qu'une odeur de feu et de gaz lacrymogènes vous saisit à la gorge. La seconde grande manifestation des gilets jaunes se voulait « pacifiste », elle s'est fait déborder par de jeunes casseurs issus de l'ultra-gauche et de la droite extrême. Cent trois personnes ont d'ailleurs été interpellées tandis que cette violence a été largement condamnée. Et ce d'autant plus que cette marche sur une des plus belles avenues du monde n'était pas autorisée par la préfecture. Mais les protestataires ont ignoré cette interdiction. Ils sont trop en colère, trop désespérés aussi pour écouter qui que ce soit. Et si le 24 novembre ils n'étaient plus que 106 301 dehors —contre 280 710 le 17 novembre—, les gilets jaunes ne se démobilisent pas. Le 26 novembre, ils continuent à barrer les routes, bloquer l'accès aux supermarchés et aux abords de grandes villes dans les régi