Miró sous le feu des projecteurs parisiens
24 October 2018
C’est une sorte de retour aux sources qu’offre le Grand Palais de Paris. En programmant pendant quatre mois, entre début octobre et début février, une rétrospective de Joan Miró, le musée parisien fait coup double. D’une part, il permet de découvrir, ou redécouvrir, un des plus grands artistes du vingtième siècle. De l’autre, il rappelle le lien important qui a existé, tout au long de sa carrière, entre Miró et la capitale française. C’est là-bas, dans les années 20, que le peintre et sculpteur catalan va tenter sa chance. Il était déjà un jeune artiste prometteur à son départ de Barcelone, sa ville natale. Il va devenir à Paris un acteur important de l’effervescence culturelle de l’entre-deux guerres, au contact des tenants du surréalisme. Ils s’appellent André Breton, Louis Aragon ou Paul Eluard, et lancent un courant qui se veut en rupture avec l’ordre artistique établi. Ils privilégient l’onirisme, l’anticonformisme ou encore la création automatique, pour explorer de nouveaux univers. Miró sera, selon Breton, le « plus surréaliste d’entre tous ».
Miró, pour ceux qui ne le connaissent pas, ce sont des couleurs vives, des formes et motifs simples qui évoquent l’enfance, l’univers