Les monnaies locales, leviers de la transition écologique
30 May 2018
Depuis quelques années, une cinquantaine de monnaies locales ont fait leur apparition un peu partout en France, rapporte Le Monde du 17 mai.Elles coexistent avec l’euro et portent parfois des noms de fruits, de fleurs ou d’insectes : l’« abeille » dans le Lot-et-Garonne, le « radis » à Ungersheim en Alsace, le « sol violette » à Toulouse, et la « pêche », en Ile-de-France, qui commence à être acceptée à Paris. La plus importante est l’« eusko », dans le Pays basque, utilisé par 3 000 particuliers et 700 professionnels : 820 000 euskos (l’équivalent de 820 000 euros) sont actuellement en circulation.
Créées à l’initiative de collectifs de citoyens et autorisées par la loi, ces monnaies se présentent comme des outils de réappropriation de l’économie territoriale par les habitants d’une région : elles favorisent les entreprises locales, les circuits courts de distribution et le lien social.
Le principe est le même partout. Les volontaires échangent leurs euros contre des billets de la monnaie locale dans un comptoir de change. Ils les dépensent dans les commerces membres du réseau et ceux-ci, à leur tour, les utilisent auprès de leurs fournisseurs. Les monnaies peuvent être reconverties