Johnny Hallyday : Notre monument national
13 December 2017
Comment vous parler de Johnny Hallyday, de celui que depuis des décennies nous appelions familièrement Johnny ? Peut-être faut-il commencer par se taire. Se taire pour écouter Gabrielle, Le pénitencier, Que je t'aime, Allumer le feu, Ma gueule, Quelque chose de Tennessee, Toute la musique que j’aime, Le bon temps du rock’n’roll... On a le choix, tant son répertoire regorge de tubes en cinquante-sept ans de carrière au zénith. Ou peut-être, au contraire, vaut-il mieux raconter comment ce précurseur est entré dans nos vies. Emu jusqu'aux larmes par sa disparition, mon ami Jean-Marc me disait qu'à 8 ans, il écoutait tous ses disques et essayait de l'imiter en se roulant par terre. Ils étaient beaucoup comme lui. C'était le tout début des années 60. Ce chanteur et incroyable homme de spectacle incarnait le réveil d'une jeunesse en révolte, la rage de vivre de toute une génération fascinée par Marlon Brando et James Dean. Mais très vite, notre Elvis national, notre musicien qui rêvait de l'Amérique des cow-boys, du rock’n’roll, des Cadillac et des motos comme l'explique une de ses biographes dans Le Monde a su réconcilier les générations par ses textes simples et puissants, ses musiques