Indemnisation des victimes du terrorisme : la colère des victimes
4 October 2017
D'abord, il y a les morts. Puis viennent les blessés et les témoins, en apparence indemnes. Et enfin l'entourage. Des hommes, des femmes. Des victimes, avant tout, qui, après le drame, doivent réapprendre à vivre. Malgré l'absence des êtres chers, malgré les plaies parfois invisibles. Tous n'ont pas été touchés de la même façon par la violence et la barbarie des terroristes, mais chacun d'eux en souffre. Parfois même longtemps après les faits. C'est parce que ces maux du corps et de l'âme empêchent bien souvent de retrouver un quotidien normal que le pays leur témoigne sa solidarité, autant que faire se peut. Si l'État verse déjà des indemnités aux victimes, depuis le 25 septembre, deux nouveaux préjudices ont été ajoutés à la liste. Leur définition a fait l'objet d'une année d'âpres négociations entre les cent soixante dix avocats des plaignants d'un côté, et le Fonds de garantie des vi