Le second tour
26 April 2017
Le cas de Macron est assez intéressant.Ancien banquier d’affaires, ancien ministre de l’économie sous François Hollande, il a fondé son propre mouvement, appelé « En marche ! » qui veut « dépasser les clivages stériles » – droite/gauche, PS (Parti Socialiste)/LR (Les Républicains), Hollande/Sarkozy, etc. – et diriger l’attention des citoyens vers… Quoi ? Ce n’est pas précisé mais on suppose que c’est vers un avenir lisse et harmonieux où les intérêts ne sont plus opposés mais se réconcilient et se complètent dans une sorte d’osmose : « Nous parviendrons à redonner à chaque Française et chaque Français confiance en soi et confiance en la France », promet-il.
Lorsqu’on entend n’importe quoi qui ressemble, même de loin, à ce message, il vaut mieux se méfier : c’est un mensonge. L’histoire passée et récente démontre constamment que, dans nos sociétés, les intérêts des différents acteurs sont irrémédiablement opposés.
On pourrait même dire que, à la lumière d’événements récents – comme la « grande récession » de 2008, ou le phénomène du changement climatique, pour prendre deux exemples au hasard – les antagonismes se sont simplifiés et exacerbés d’une manière remarquable.