Conservatisme : ambiguïtés d’un concept
1 March 2017
Ce titre dans le journal Le Monde du 16 février a attiré mon attention : « Conservateur ? Pourquoi l’appellation a-t-elle mauvaise réputation en France ? »L’article prend pour point de départ le victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, victoire perçue par certains observateurs comme le signe d’une nouvelle vague « conservatrice », sur la base des proclamations de foi de ce candidat : chrétien, réticent vis-à-vis de l’avortement, louant la valeur éternelle de la famille, défenseur de l’autorité de l’État et de l’intégrité en politique.
Pourtant, lorsqu’en novembre dernier un adversaire qualifiait son programme de « très traditionaliste », François Fillon a rejeté cette catégorisation en déclarant : (je cite) « Catholique, oui (…), conservateur, certainement pas. Je veux tout changer, c’est le contraire de la définition d’un conservateur. » [J’ajoute par