Les réfugiés de Nauru et Manus
15 February 2017
Je lisais l'autre jour dans le NY Times, l'histoire de Benham Satah, un Kurde fuyant la persécution à Kermanshah, une ville du Kurdistan iranien. Il s’est retrouvé détenu sur l’île Christmas dans l’océan Indien, alors qu’il venait d’Indonésie sur le bateau d’un passeur clandestin. De là, il a été embarqué de force sur un vol à destination de Manus, une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, où se trouve un centre de détention australien. Il y a rejoint plus de 2 000 réfugiés originaires de Birmanie, du Soudan, de Somalie, du Liban, du Pakistan, de l’Irak, de l’Afghanistan, de Syrie, et de l’Iran.Beham Satah languit dans ce camp depuis 2013.
Ces réfugiés n’ont pas choisi de fuir leur pays. Ils n’avaient pas le choix. Et l’état permanent d’incertitude où ils se trouvent, année après année, les détruit lentement.
Depuis 2013, suite aux accords passés par le gouvernement australien avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée d’une part, et la république de Nauru en Micronésie d’autre part, tous les demandeurs d’asile arrivant dans les eaux australiennes par bateaux clandestins ont été expédiés dans les camps de Manus et Nauru avec, venant du ministre de l’immigration Peter Dutton [une versi