MSF dénonce les violences policières contre les migrants à Paris
18 January 2017
En novembre dernier, le gouvernement français ordonnait le démantèlement de « la Jungle », un campement de migrants dans la ville de Calais, sur la côte faisant face à l’Angleterre. Quelque 6000 migrants, parmi lesquels 1500 d’âge mineur, ont été évacués vers des centres d’accueil répartis dans toute la France.Le nombre d’occupants du camp avait explosé suite au déferlement de réfugiés sur l’Europe depuis 2015, réfugiés principalement originaires du Moyen Orient, de l’Afrique, de l’Asie du Sud et de l’Afghanistan. Pour ceux qui avaient convergé vers Calais, c’était l’espoir de rejoindre l’Angleterre par le tunnel sous la Manche, cachés dans des camions, ou via le port.
Un grand nombre de ces expulsés se sont retrouvés à Paris, où ils campent dans les rues et sont journellement sujets à la violence policière.
Selon l’association humanitaire « Médecins sans frontières » citée dans Le Monde du 8 janvier, les forces de police « harcèlent les migrants en confisquant leurs couvertures, utilisant parfois des gaz lacrymogènes pour les disperser, allant jusqu’à leur interdire de s’asseoir dans la file d’attente du centre humanitaire de La Chapelle où ils attendent une place d’hébe