Les peintures de Monet et Turner décrivent l'augmentation de la pollution de l'air
Une étude récente publiée par Proceedings of the National Academy of Sciences pourrait apporter une réponse. Les chercheurs ont analysé plus de 100 peintures de deux paysagistes prolifiques, William Turner et Claude Monet. Leur art a couvert plus d'un siècle et a coïncidé avec la révolution industrielle en Angleterre et en France.
Au fil des ans, la peinture de Turner et de Monet est passée de contours nets à des contours plus flous et à une palette plus blanche. On explique généralement ce changement par le passage du style figuratif au style impressionniste.
Mais cette étude propose une autre explication que personnellement je trouve fascinante. La transition vers le style impressionniste est en fait une représentation, au moins partielle, des changements physiques observés dans les conditions atmosphériques.
L'étude montre que Turner, puis Monet ont fait la chronique des changements de l'environnement atmosphérique. Ils ont capturé en particulier l'augmentation des émissions de dioxyde de souf