Sur la scène internationale, la situation semble encore plus tendue. La milice russe Wagner a commencé à entraîner l’armée biélorusse. Les pays voisins, dont la Pologne, craignent une extension du conflit ukrainien.
Enfin, le Royaume-Uni vient de déclarer la guerre au climat et aux écologistes. Le Premier ministre va accorder une centaine de nouvelles licences pour forer les sous-sols de la Mer du Nord à la recherche d’hydrocarbures fossiles.
Je vous propose de démarrer avec la situation, très préoccupante, du Niger. Allié de la France au Sahel, cet État africain vient de subir un nouveau putsch. Une prise de pouvoir qui risque de coûter cher à Paris.
Samedi 5 août, dans l’après-midi, le ministre français des Armées prend enfin la parole. Dans une interview à l‘Agence France Presse, Sébastien Lecornu reconnaît que la France « savait que la situation était fragile » au Niger, mais il dit aussi que Paris n’a jamais envisagé sérieusement un coup d’État. La sixième puissance mondiale a été donc prise par surprise. Et les conséquences sont encore incalculables, tant pour ce pays d’Afrique de l’Ouest dont une grande partie du territoire est recouverte par le désert du Sahara, que pour l’ancienne puissance coloniale.
Le premier, Eric Ciotti, est le président du parti Les Républicains. Le second, Laurent Wauquiez, est l'ancien chef de cette formation conservatrice, l’actuel président de la très puissante région Auvergne-Rhône-Alpes et, surtout, le candidat potentiel de la droite pour la présidentielle 2027. Certes, il n’est pas le seul prétendant à l’Élysée, cependant lui, Wauquiez, est soutenu par Ciotti. Officiellement. Mais il ne suffit pas pour se faire elire d’avoir des alliés. Encore faut-il convaincre les électeurs, dont une partie vote Macron et l’autre Marine Le Pen. Entre le centre et la droite extrême, les deux hommes ont cherché un espace politique. Ils avaient le choix. Ils ont finalement décidé de partir à la conquête des pro-Le Pen.
Leur stratégie ? Elle est vieille comme le monde politique : reprendre certaines idées de la droite dure en expliquant que le Rassemblement National n’a pas les compétences pour les appliquer. Contrairement à eux, donc, les Républicains. Ainsi, en mai dernier, les parlementaires ont, par exemple – comme l’explique un article du Monde daté du 31 juillet dernier –, déposé deux textes de loi durs sur l’immigration et fait plusieurs propositions sur la s
Nous sommes en 2019, dans une émission de télévision très regardée. Elle critique la PMA, la procréation médicale assistée, pour toutes : la PMA veut « dire qu'à la naissance un enfant n'aura pas de père à la demande des lesbiennes » ! Puis, face aux virulentes critiques des chroniqueurs sur le plateau, elle prévient : « Si c'est pour entendre ça, je m'en vais ». Mardi 2 août, Geneviève de Fontenay est définitivement partie, à l'âge de 90 ans. Connue de tous les Français pour son concours de Miss France, elle était une figure populaire et médiatique. Le symbole d'une certaine France. Celle de l'élégance, du savoir-vivre et de la méritocratie.
Madame de Fontenay naît le 30 août 1932 en Meurthe-et-Moselle. Elle est l'aînée d'une famille bourgeoise de dix enfants où l'on vouvoie ses parents et l'on ne parle pas avant le dessert. Une éducation rigide qui lui restera. Celle qui dès l'adolescence porte des tailleurs chics qu'elle fabrique elle-même sera élue « Miss Élégance » en 1957, et deviendra mannequin pour Balenciaga.
À 22 ans, le grand tournant de sa vie a lieu. Elle rencontre Louis de Fontenay, qu'elle ne quittera plus. Ils fondent ensemble, en 1954, le comité Miss France, dont ell
On s’en doutait, on en a maintenant la preuve. Des images satellites publiées, entre autres, par le quotidien conservateur Le Figaro, le 3 août dernier, viennent définitivement de le confirmer. La milice russe Wagner - ou du moins une partie de ses mercenaires - est non seulement installée en Biélorussie, mais - encore plus alarmant - elle a commencé à entraîner des soldats de l’armée régulière du président Alexandre Loukachenko.
Les informations dont on dispose sont encore parcellaires. Selon Hajun Project, une chaîne Telegram dédiée à la surveillance des mouvements militaires dans le pays, les hommes de Wagner seraient un peu plus de 3500. Les gardes-frontières ukrainiens parlent, eux, d’une force d’environ 5000 personnes. Seule certitude : ils sont installés près du village de Tsel, à une centaine de kilomètres de la capitale, Minsk, dans le centre du pays. Ces soldats ont pris leur quartier dans une ancienne base militaire désaffectée, située au bord de l’autoroute M5. D’après les photos dont on dispose, on sait également que quatorze convois de militaires faisant flotter le drapeau russe et les symboles de Wagner sont déjà arrivés sur ce terrain et qu’ils ont, tous, été escorté
Au beau milieu de cet été caniculaire, la surprise aura été de taille. Lundi 31 juillet, lors de sa visite en Écosse, Rishi Sunak, le Premier ministre conservateur, a annoncé sa décision : à l'automne, au moins cent nouvelles licences seront octroyées pour explorer et exploiter des gisements de pétrole et de gaz en mer du Nord. Un changement de cap majeur. En effet, en 2019, le Royaume-Uni avait été le premier pays au monde à s'engager à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
Évidemment, la nouvelle a provoqué une levée de boucliers. « Juillet a été le mois le plus chaud jamais connu, à cause de la combustion d’énergies fossiles », a accusé Just Stop Oil dans Le Monde. « Sunak est pire qu’un criminel de guerre », dénonce l’organisation écologiste. Il ne « risque rien moins que l’effondrement de la civilisation humaine », conclut-elle. Faux, réplique le Premier ministre, qui dit, au contraire, agir de manière « pragmatique et proportionnée » pour la planète. À l’écouter, les nouveaux forages favoriseraient même l'objectif de neutralité carbone de 2050, et permettraient de « réduire les coûts de l'énergie ». L’argument n’a apparemment pas convaincu grand monde. Car, outre les sc