La France va réécrire le projet de loi sur la sécurité globale interdisant la diffusion malveillante de l’image de policiers
Quatre policiers ont été mis en examen le 29 novembre après le passage à tabac à Paris d’un producteur de musique noir Michel Zecler. Comme le montrent les images de vidéosurveillance publiées jeudi par le site d’information Loopsider, le 21 novembre, des agents ont asséné des coups de pied et de poing à M. Zecler pendant plusieurs minutes dans son studio parisien. L’incident a provoqué un scandale national.
Samedi 28 novembre, d’énormes manifestations ont été organisées dans toute la France contre une partie du projet de loi qui vise à réglementer la manière dont les gens partagent des vidéos ou des photos de policiers. L’article 24 du projet de loi érige en infraction pénale la diffusion malveillante de l’image d’agents de police en service. Le non-respect de cette loi peut entraîner jusqu’à un an de prison et une amende de 45 000 euros (54 000 dollars).
Beaucoup craignent que cette nouvelle loi empêche les gens de dévoiler les violences policières. Christophe Castaner, le chef du groupe de députés du parti du président Emmanuel Macron et l’ancien ministre de l’Intérieur, a déclaré qu’il y aurait « une nouvelle écriture complète » de l’article 24.