Les Européens ne pensent plus pouvoir dépendre des États-Unis comme avant
Depuis 2016, les pays et dirigeants européens se dégagent progressivement de leurs relations étroites d’alliance et de partenariat traditionnelles avec les États-Unis. Ce processus s’est intensifié en raison des attaques verbales régulières du président américain Donald Trump contre l’OTAN et l’Union européenne. Depuis qu’il a qualifié l’Europe d’« ennemi », peu de décideurs en Europe s’attendent à ce que le monde revienne à ce qu’il était avant.
Les nations européennes prévoient de renforcer leurs armées. Elles envisagent d’assumer davantage de responsabilités en matière de sécurité en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. En effet, ces régions sont beaucoup plus proches du continent et l’Europe y conserve des liens postcoloniaux. Certains responsables politiques veulent que l’Europe devienne une troisième puissance mondiale aux côtés des États-Unis et de la Chine, sans avoir à s’aligner systématiquement sur leurs politiques.
Les Européens pourraient ne pas atteindre leurs objectifs. L’autonomie exige du temps et de l’argent et la pandémie est en train d’épuiser ces deux ressources. Mais s’ils mettaient en œuvre ne serait-ce que certains de leurs plans, ils deviendraient un partenaire