| Catherine: | Selon les chiffres publiés par Santé publique France la semaine dernière, la canicule aurait tué plus de 8 000 personnes cet été, qui a été le plus chaud jamais enregistré. Ces chiffres correspondent à l’excès de décès par rapport au nombre de morts qu’on aurait normalement recensées, d’après la moyenne des six dernières années. Lors de la seule journée du 26 juin, le pic de décès aurait même dépassé celui de la première vague du Covid en 2020. La canicule de 2026 a donc été la plus meurtrière depuis celle de 2003, qui avait fait 14 802 morts. Au-delà du record de chaleur battu, l’été a été marqué par la précocité et la durée exceptionnelles des épisodes de canicule. Les effets du réchauffement climatique se voient aujourd’hui comme le nez au milieu de la figure. Il y a quelques années encore, on aurait jugé impensable de voir des températures aussi élevées dès le mois de mai. L’étendue géographique du phénomène est aussi notable. Loin de toucher uniquement le Sud de la France, il a affecté la plupart des régions et des villes de France. Et alors que lors de la canicule de 2003, la majorité des victimes étaient des personnes âgées de plus de 75 ans, les décès attribués à la chaleur auraient concerné cette année des tranches d’âge beaucoup plus variées. Ainsi en juin, il y a eu une surmortalité de 30 % chez les 15-44 ans. |