| Catherine: | Personne ne pourrait nier que l’impact écologique du secteur vestimentaire alerte depuis de nombreuses années. Cette prise de conscience a favorisé l’essor fulgurant des boutiques de vêtements de seconde main. Il serait en effet logique de penser que si tout le monde achetait ses vêtements d’occasion, la production de textiles très consommatrice en eau diminuerait considérablement, ce qui aurait des effets très bénéfiques sur l’environnement. Or la réalité est tout autre. Ceux qui croyaient que la consommation de vêtements neufs baisserait fortement ont vu avec horreur se développer le phénomène de la fast-fashion, dont Shein et Tému sont emblématiques. Le gouvernement a mis en garde contre cette surconsommation en disant qu’il taxerait ce genre d’entreprise, et cette loi est entrée en vigueur le 1er septembre, mais la Chine a affirmé qu’elle prendrait des mesures contre cette restriction, qui serait selon elle discriminatoire. Quant au marché des vêtements de seconde main, un rapport a été publié la semaine dernière par Oxfam sur son effet négatif sur l’environnement. C’est le serpent qui se mord la queue ! |