Mort de l’artiste Miss.Tic
1 June 2022
Miss.Tic prenait pour canevas les façades décrépites des ruelles de Ménilmontant, du Marais ou de la Butte-aux-Cailles, et sa formule était immédiatement reconnaissable : un épigramme impertinent ou énigmatique sur le sentiment amoureux, accompagné d’une figure qui ressemble à l’artiste elle-même et se joue des codes de la femme fatale – chevelure noire, talons hauts – le tout peint au pochoir en noir et blanc, rehaussé de rouge.
Radhia Novat, de son vrai nom, était née à Paris d’un père immigré tunisien et d’une mère normande. Elle passe son enfance à Montmartre et son adolescence dans une cité de la banlieue parisienne. Une succession de drames la rendent orpheline très jeune, et gauchère suite à l’accident qui fut fatal à sa famille et lui laissa une main atrophiée. Après avoir fait des études d’art et du théâtre de rue, elle s’exile en Californie, où elle fréquente le milieu punk au début des années ’80.
De retour à Paris deux ans plus tard, elle se rappro