À Madagascar, la vague de contestation populaire menace la continuité du mandat du président Rajoelina
15 October 2025
La tension est à son comble dans les rues d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. Depuis une douzaine de jours, cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien est le théâtre de terribles affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Le bilan est tragique : 22 morts et plusieurs centaines de blessés, selon l’ONU.Ce sont les coupures d’eau et d’électricité à répétition qui ont mis le feu aux poudres. « Je viens des bas quartiers, c'est là-bas que les conséquences de la politique du président sont les plus visibles. Pour l'électricité, ma famille ne peut pas s'offrir de groupe électrogène. Pour l'eau, on récupère celle de la pluie », explique un jeune manifestant au micro de France 24.
La répression sanglante exercée par les forces de l’ordre a transformé le ras-le-bol social en véritable crise politique pour le président Andry Rajoelina. « À cause des massacres, les manifestants sont de plus en plus en colère. On est là pour nos camarades », explique Ilan Randrianarison, étudiant de 18 ans coiffé d'un chapeau de paille aux couleurs du manga One Piece, devenu le symbole des protestations.
Le mouvement a vite pris de l’ampleur, soutenu par la Génération Z, nom donné à la