L’Eswatini, nouvelle destination des clandestins expulsés par Trump
30 July 2025
C’est un tournant dans la politique migratoire de Donald Trump. Depuis quelques semaines, l’administration américaine, avec l’aval de la Cour suprême, a commencé à envoyer vers l’Afrique des migrants clandestins, condamnés par la justice américaine, au motif que leurs pays d’origine refusent de les accueillir.Après le Soudan, c’est au tour de l’Eswatini, anciennement Swaziland. Cette minuscule monarchie d’un peu plus d’un million d’habitants vient de recevoir cinq clandestins emprisonnés aux États-Unis. Dirigé d’une main de fer par le roi Mswati III, le pays, enclavé en Afrique du Sud et bordé à l’est par le Mozambique, est une monarchie absolue où les violations des droits humains sont courantes.
Le ministère de la Sécurité intérieure américain a publié l’identité des cinq « étrangers criminels en situation irrégulière » envoyés vers l’Eswatini. De nationalité vietnamienne, laotienne, yéménite, cubaine et jamaïcaine, ils ont été condamnés pour meurtre, viol sur mineur, ou vol. Leur pays d’origine refusant de les reprendre, Washington a décidé de les envoyer en Eswatini, où ils sont désormais emprisonnés dans une unité carcérale de haute sécurité. Quelques jours plus tôt, le Soudan