Dix ans après, la Tunisie est le dernier vestige du Printemps arabe
13 January 2021
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C’est là que vit Mohamed Bouazizi, un marchand ambulant de 26 ans. Le 17 décembre, il se fait confisquer sa charrette et ses fruits par la police locale et tente de les récupérer. Désespéré, impuissant, il décide de s’immoler par le feu. Le geste suscite la colère à Sidi Bouzid. Mohamed Bouazizi devient vite le symbole d’une jeunesse tunisienne sans perspectives d’avenir, qui doit en plus faire face à des autorités corrompues et violentes. Les protestations, d’abord locales, s’étendent rapidement à tout le pays. Jusqu’à la capitale, Tunis.
Une telle mobilisation, c’est du jamais