Rétablissement de la peine de mort : Emmanuel Macron dit non
8 July 2026
Empêché de briguer un nouveau mandat, Emmanuel Macron profite de chaque prise de parole publique pour laisser une trace de son passage à l'Élysée. Lors du 75ᵉ anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, il s'était engagé à accueillir en France, pour la deuxième fois, le Congrès mondial contre la peine de mort. La neuvième édition s'est tenue le 30 juin à la Maison de la Radio et de la Musique à Paris. C'est devant un auditoire acquis que le président a porté un plaidoyer abolitionniste. Il est temps. En effet, selon l'ONG Ensemble contre la peine de mort, la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite et l'Irak sont les quatre pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2024. Emmanuel Macron y a ajouté Israël et plusieurs pays du Sahel qui, dit-il, pourraient avoir des projets remettant en cause le mouvement abolitionniste.
Mais ils ne sont pas les seuls. Quarante-cinq ans après l'abolition de la peine capitale et près d'un an après la panthéonisation de son ardent défenseur, Robert Badinter, la France voit revenir ce débat qu'on croyait oublié, comme l'a dénoncé le président. Cette résurgence est sans doute liée aux derniers faits divers particulièrement sord