Esclavage : Macron entrouvre la porte des réparations
3 June 2026
Judith Lienert / Shutterstock
Dans la salle des fêtes de l’Élysée, jeudi 21 mai, le décor a des airs de rendez-vous avec l’histoire.
Sous les ors de la République, Emmanuel Macron s’avance devant quelque 300 invités.
Au premier rang, Christiane Taubira, ancienne députée de Guyane
et ex-garde des Sceaux, dont le nom reste attaché à la loi du 10 mai 2001. Des élus ultramarins, des parlementaires, des ambassadeurs africains et Khaled El-Enany, directeur général de l’Unesco, sont aussi présents. Le moment est solennel : vingt-cinq ans après, la France commémore l’adoption de la
Loi Taubira, celle qui a fait du pays le premier au monde
à reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
Mais ce soir-là, Emmanuel Macron ne s’est pas contenté de célébrer cette mémoire longtemps oubliée.
Il a repris à son compte le mot de « réparations ». Une revendication ancienne des sociétés civiles caribéennes et africaines. « Comment réparer un tel crime ? C’est une question qu’il ne faut pas refuser »,
a-t-il lancé,
tout en prévenant qu’il ne fallait pas « faire de fausses promesses ». On n’en sait pas plus, pour l’instant.
Cette ouverture tranche avec la position française adoptée deux mois plus tôt à l