La guerre en Iran divise la classe politique française
11 March 2026
ToninT / Shutterstock
Il était temps. Quatre jours après le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, Emmanuel Macron s’est adressé aux Français, le 3 mars, depuis l’Élysée.
Dans une allocution, le président a annoncé
l’envoi de
renforts militaires vers la zone en guerre, dont
le porte-avions Charles-de-Gaulle, afin de sécuriser les «
voies maritimes essentielles ». Il a également évoqué le rapatriement, si possible, de
ressortissants français et le renforcement des mesures de sécurité sur le territoire national. Une intervention très attendue alors que la guerre
au Moyen-Orient perturbe la scène politique française, à quelques jours
du premier tour des municipales.
Si à l’Élysée, on oscille entre prudence diplomatique et solidarité stratégique avec les partenaires régionaux, dans la majorité, le débat sur cette guerre
est vif. Ainsi, Gabriel Attal, patron du parti présidentiel Renaissance, estime que
l’effondrement des règles internationales traditionnelles
oblige à repenser la doctrine française. Il se dit prêt à assumer les rapports de force. Impossible,
rétorque l’eurodéputée Horizons – un des partis de la majorité – Nathalie Loiseau,
qui prône le retour au respect du droit interna