Le cognac français pris en otage
2 April 2025
Ekaterina Markelova / Shutterstock
À quelques jours d’une
échéance décisive,
la filière du cognac est fébrile.
Proche de l’insurrection, même. Le 5 avril prochain,
Pékin pourrait, en effet,
mettre en place des droits de douane de près de 40 % sur le précieux
breuvage produit en Charente. Puis, le 14 avril, les États-Unis
menacent d’appliquer une surtaxe de 200 % sur les importations de vins et spiritueux en provenance de l'Union européenne.
Des taux qui, s’ils sont réellement appliqués,
vont tuer cette industrie. « Mais
nous ne nous laisserons pas crever en silence »,
prévient dans
Le Figaro Anthony Brun, président de l’Union générale des
viticulteurs pour l’appellation d’origine contrôlée Cognac.
Ces annonces
s’inscrivent en fait dans un contexte économique et politique
très tourmenté. Un bras de fer commercial entre la Chine et l’Union européenne, d’une part. Début 2024, Pékin, a lancé une enquête antidumping officielle