JO de Paris 2024 : le revers de la médaille
13 November 2024
Pierre Laborde / Shutterstock
«
L’ensemble des données de terrain que nous avons
récoltées montrent que l’État français
n’aura pas été à la hauteur », orchestrant « un
nettoyage social minutieux » et envoyant de « forts signaux anti-démocratiques ». Voilà, c’est dit. Écrit, même. Le 4 novembre, Le Revers de la médaille, un collectif regroupant une centaine d’associations de solidarité, dont le Secours catholique et ATD Quart Monde, a publié un rapport sur la façon dont les
populations précaires ont été traitées durant les Jeux olympiques de Paris. Le résultat ? Catastrophique. Les associations dénoncent le « nettoyage social », tandis que l’État
dément avoir voulu «
cacher la misère ».
Certes,
les villes hôtes des JO
brillent rarement par leur humanité. Ainsi à Atlanta, en 1996 ou Vancouver, en 2010,
des amendes ont été infligées à ceux qui faisaient la manche, des distributions alimentaires éloignées de plusieurs kilomètres et
des SDF déplacés de force. Un exemple suivi par Paris si l’on en croit ce rapport.
L’État a créé 256
places d’hébergement pour les personnes en situation de
grande précarité, mais
ce chiffre est jugé
dérisoire face aux besoins, explique Aurélia Houot,
cadre au
Barreau de Paris Solidarité.