La France à marche forcée vers les éoliennes
8 May 2024
Obatala-photography / Shutterstock
À Saint-Nazaire, sur la côte atlantique,
un vent nouveau souffle sur l'
énergie éolienne. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, accompagné de Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, a visité, le 2 mai, le célèbre site des Chantiers de l’Atlantique,
qui construit de
nombreux paquebots. Mais cette visite était tout sauf touristique : elle marque un
tournant décisif, en France, dans la politique industrielle de l'énergie éolienne marine. Un secteur dans lequel le pays a pris un «
sacré retard à l'allumage », selon les mots de Bruno Le Maire, qui se donne pour mission
de tout faire pour ne pas rester à la traîne. Il faut dire que
l’Hexagone n’a pas le choix s’il veut atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
Pour y parvenir, le
nucléaire reste central, mais l'éolien en mer et d'autres énergies
renouvelables joueront un rôle crucial. L’objectif fixé est ambitieux : porter la part de l’éolien en mer à 20 % de la production électrique nationale d'ici 2050. Pour atteindre cet objectif, un contrat de 4,5 milliards d’euros a été signé entre trois opérateurs - RTE, Chantiers de l’Atlantique et Hitachi - pour équiper, dans un premier temps, deux futur