La France à l’heure de la discrimination capillaire
27 March 2024
Sofia Zhuravetc / Shutterstock
Le sujet peut paraître anecdotique, il est loin de l'être. Aux États-Unis, une étude a montré que deux tiers des femmes afro-descendantes changent de coiffure avant un entretien d'embauche et que leurs cheveux sont 2,5 fois plus susceptibles d'être perçus comme non professionnels par leur recruteur ou leur patron. Des chiffres qui ont interpellé le député centriste de Guadeloupe Olivier Serva, qui a décidé de déposer un projet de loi spécifique sur le sujet.
Si les pays anglo-saxons ont intégré depuis longtemps ce type de discrimination dans leur panoplie juridique, la France semble particulièrement en retard. Seule référence sur ce sujet dans l'Hexagone, le procès qui avait opposé Air France à un steward afro-descendant qui avait été mis à pied en raison de son chignon de dreadlocks. Au final, le steward avait remporté son procès, faisant jurisprudence dans le droit français, même si la justice avait tranché sur la base d’une discrimination homme-femme (les fe