Le scandale de l’eau contaminée
7 February 2024
Deny Astuti / Shutterstock
L’enquête a démarré comme souvent dans ce type de scandale :
un peu par hasard. Il y a un an, le 22 février 2023, une
réunion discrète entre les services de la Première ministre et des ministères de l’Économie et de la Santé a lieu.
Les fonctionnaires discutent du cas de l’entreprise Nestlé, et plus précisément de ses sites de production d’eaux en bouteille
qui se situent en France. Ils décident d’un « plan d’action », de « transformation » des
usines de conditionnement d’eau de Nestlé, et de «
surveillance renforcée bactériologique et virologique de la qualité de l’eau ».
Le cabinet de la Première ministre décide même
d’assouplir la réglementation et d’autoriser la multinationale suisse à pratiquer « de la microfiltration
inférieure à 0,8 micron. »
Un niveau interdit jusqu’alors. C’est du moins ce que rapporte le document assez technique que se procurent les journalistes du quotidien
Le Monde et de
la cellule d’investigation du groupe public Radio France.
Étonnés par ce document, auquel ils ne comprennent, au début, pas vraiment grand-chose, ils se mettent à chercher et…
finissent par découvrir un scandale.
Et c’est ainsi que, le 29 janvier 2024, on apprend que Nestlé,
qui possède