Alternance politique en République démocratique du Congo
13 February 2019
Le 24 janvier dernier en République démocratique du Congo, Joseph Kabila, accroché à la présidence depuis la fin de son dernier mandat il y a deux ans, a finalement transmis le pouvoir à l'un de ses opposants, Félix Tshisekedi, déclaré vainqueur en dépit des résultats contestés de l'élection présidentielle du 30 décembre. Face à Martin Fayulu, le réel vainqueur selon l'Église catholique congolaise, dont l'indépendance est reconnue, c'est Tshisekedi qui a été choisi par la Commission électorale avec l'accord (ou sous la pression) de Kabila, qui le jugeait plus... malléable. Le candidat de Kabila n'était arrivé qu'en troisième position.
Depuis son indépendance en 1960, et après des décades marquées par la guerre, la corruption et la misère économique, c'est la première alternance politique par les urnes pour le Congo, le plus vaste pays d'Afrique subsaharienne, et le plus riche en ressources minières.
« Nous félicitons M. Tshisekedi et nous saluons le peuple de la RDC pour son insistance pour un transfert de pouvoir pacifique et démocratique. » Le Monde du 25 janvier souligne que cette déclaration, très officielle, n'émane pas d'un chef d'État ou d'une organisation internationale. Elle