2018, l’année noire d’Emmanuel Macron
2 January 2019
Une année à oublier. C’est certainement ce qu’a dû penser Emmanuel Macron le 31 décembre, au moment de laisser derrière lui 2018. Tout n’avait pourtant pas mal commencé pour le président, qui avait débuté l’année avec le vent en poupe : largement élu en mai 2017, Macron avait plutôt bien négocié ses premiers mois à la tête du pays. Avec 42% des opinions favorables en janvier de l’année dernière, il n’était même pas trop mal rentré dans l’année 2018. Après un premier trimestre tranquille, marqué quand même par quelques protestations de fonctionnaires, tout a commencé à déraper. Il y a d’abord eu le grand mouvement de grève des cheminots de la SNCF, la Société nationale des chemins de fer français…
Une grève sur près de trois mois, entre avril et juin. Le gouvernement compte sur l’érosion de la mobilisation et se montre ferme. Il gagne son bras-de-fer, mais il va y laisser des plumes, car les citoyens sortent quelque peu lassés de la bataille. Surtout qu’après cet exercice de résistance, c’est le début de la dégringolade pour Emmanuel Macron et une partie de son équipe.
L’été va marquer un premier tournant dans le quinquennat du président français. Avec plusieurs scandales qui rappelle