Le fiasco d'Autolib’ à Paris
8 August 2018
Certains jeunes Parisiens les trouvaient bien pratiques, ces petites Autolib'. Ces voitures à deux places fonctionnaient à l'électricité et donc évitaient la pollution et le bruit. Elles disposaient de parkings spéciaux, ce qui représente un atout considérable dans une ville où il reste difficile de se garer. Avec une flotte de 4000 engins, ces Bluecar de couleur grise étaient louables partout. Et tout ceci pour un abonnement assez modique. À l'inverse, depuis sept ans, les propriétaires de voitures n'arrêtaient pas de râler après ces « pots de yaourt ». Les uns les trouvant trop petits pour y mettre une famille et les autres pointant du doigt les milliers de places de stationnement supprimés afin d'installer 6 000 bornes de recharge électrique. Depuis le 31 juillet à 23 h 59 précises, la guéguerre n'a plus lieu d'être. Ce service d'autopartage a été fermé. Brutalement. Mais la dispute qui sévit depuis des mois entre le groupe Bolloré et la Mairie de Paris n'est pas prête de s'achever. Je vous passe tous les détails politiques. Sachez seulement que les Autolib' étaient gérées au sein d'un syndicat d'économie mixte qui regroupait la société Bolloré et 103 communes, dont la ville de